Sept places gagnées en deux ans
Le bond est notable. Alors que le score moyen des pays étudiés par le WEF progresse de 2,1 % entre 2024 et 2026, le Maroc affiche une hausse de 5,5 %.
Le classement ne mesure cependant pas uniquement le nombre de touristes, les nuitées ou les recettes générées.
Il évalue surtout la capacité d’un pays à construire un secteur touristique solide sur le long terme : infrastructures, transport aérien, environnement des affaires, numérique, ressources naturelles et culturelles, capital humain ou encore durabilité.
Autrement dit, ce n’est pas simplement une histoire de plages pleines à Marrakech ou Agadir. Le WEF regarde aussi tout ce qui se trouve derrière l’expérience touristique.
Le Maroc avance, mais l’Égypte reste devant
En Afrique du Nord, le Royaume occupe la deuxième place. L’Égypte est 63e mondiale avec 3,97 points, devant le Maroc. La Tunisie arrive 82e et l’Algérie 89e.
Le Maroc affiche néanmoins la progression la plus importante de la sous-région depuis 2024. Un signal intéressant alors que les expériences liées au patrimoine, à la gastronomie, aux festivals, aux musées et aux traditions locales gagnent du terrain dans les recherches et les habitudes des voyageurs.
La région MENA progresse elle aussi rapidement, avec une hausse moyenne de 2,5 %. Mais les écarts restent importants : les Émirats arabes unis occupent la 22e place mondiale et l’Arabie saoudite la 29e.
Infrastructures et numérique : encore du chemin
C’est là que le classement rappelle que la destination Maroc possède encore une belle marge de progression. L’Afrique du Nord reste notamment moins performante que le Moyen-Orient dans les infrastructures aériennes et la maturité numérique.
À l’inverse, la région conserve un avantage important sur les prix, un élément capable de peser dans le choix des voyageurs.
Au niveau mondial, le Japon prend la première place du TTDI 2026, devant les États-Unis et l’Espagne.
Pour le Maroc, gagner sept rangs confirme une amélioration réelle de l’environnement touristique. Mais le 70e rang montre aussi que la course est loin d’être terminée.
À l’approche des grands rendez-vous internationaux attendus dans le Royaume, infrastructures, connectivité, qualité de service et digitalisation seront autant de leviers capables de transformer cette progression en véritable changement d’échelle.












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