Un hub mondial à saturation
Situé au carrefour de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, l’aéroport de Dubaï continue de fonctionner à un rythme soutenu. Le trafic a progressé de 3,1 % sur un an, atteignant désormais un niveau qualifié de « proche des capacités physiques » par son exploitant. Le mois de décembre 2025 a établi un record mensuel, avec 8,7 millions de passagers, reflet d’une forte demande touristique et d’un trafic de correspondance intense.
L’aéroport de Dubaï s’impose depuis plusieurs années comme une plaque tournante incontournable du transport aérien international. Il a occupé la première place mondiale pour le trafic international en 2024 et s’est classé deuxième au monde en nombre total de passagers, derrière Atlanta. Cette performance repose sur un positionnement géographique stratégique, mais aussi sur une politique offensive de connectivité et de services.
En parallèle du trafic aérien, la dynamique touristique de la ville reste solide. 19,59 millions de visiteurs internationaux ont été enregistrés l’an dernier, en hausse de 5 %, confirmant l’attractivité durable de Dubaï comme destination de loisirs, d’affaires et de transit.
Une croissance appelée à se poursuivre
Les perspectives à court terme confirment cette trajectoire. Le trafic de passagers devrait atteindre 99,5 millions dès 2026, frôlant un seuil longtemps considéré comme symbolique pour l’industrie aérienne. Cette croissance continue pose toutefois des défis majeurs en matière de capacité, de fluidité opérationnelle et de gestion des flux.
Face à cette pression, les autorités misent sur une réorganisation progressive du système aéroportuaire. Une partie croissante du trafic est appelée à être transférée, à l’horizon 2032, vers l’aéroport Al Maktoum, situé dans la périphérie de la ville.
Al Maktoum, le futur géant du ciel
Ce second aéroport fait l’objet d’un vaste projet d’extension de 35 milliards de dollars. À terme, il devrait pouvoir accueillir 150 millions de passagers dans les dix prochaines années, avec une capacité finale annoncée à 260 millions. Un projet à la mesure des ambitions de Dubaï, qui entend consolider sa position de hub aérien mondial malgré les contraintes physiques de son aéroport historique.
D’ici là, la question centrale restera celle de la gestion d’un trafic toujours plus dense, dans un contexte de croissance continue du tourisme et du transport international.












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