Une opération éclair au cœur de Caracas
Selon les informations communiquées par les autorités américaines, Nicolas Maduro a été appréhendé aux côtés de son épouse lors d’une opération spectaculaire menée par les forces américaines sur ordre direct du président américain Donald Trump.
L’intervention, préparée depuis plusieurs mois, s’est déroulée en plein Caracas, symbole fort d’un pouvoir que Washington considère depuis longtemps comme illégitime.
Quelques heures seulement après sa capture, Maduro a été exfiltré du Venezuela, d’abord à bord du navire de guerre américain USS Iwo Jima, déployé en mer des Caraïbes, avant d’être transféré dans un avion militaire à destination des États-Unis. Samedi soir, il était déjà à New York.
Des accusations lourdes devant un tribunal new-yorkais
Ce lundi, l’ancien homme fort de Caracas doit être présenté devant le United States District Court for the Southern District of New York. Les charges annoncées sont explosives. Nicolas Maduro est poursuivi pour « narcoterrorisme », complot en vue d’importer de la cocaïne aux États-Unis, possession d’armes automatiques et d’engins destructeurs, ainsi que pour complot visant à utiliser ces armes contre les intérêts américains. Ces chefs d’accusation s’inscrivent dans des dossiers judiciaires ouverts depuis plusieurs années par la justice américaine, qui accusait le régime vénézuélien d’être au cœur d’un vaste réseau de trafic de drogue reliant l’Amérique latine aux États-Unis.
Washington assume et parle de “transition”
Lors d’une conférence de presse tenue samedi, Donald Trump a assumé pleinement l’opération. Le président américain a annoncé que les États-Unis allaient “diriger” la transition politique au Venezuela après la chute de Maduro.
« Nous allons diriger le pays jusqu’à ce qu’une transition sûre, appropriée et judicieuse soit mise en place », a-t-il déclaré, provoquant une onde de choc diplomatique.
Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné de premiers détails sur l’opération militaire, baptisée « Absolute Resolve ». Plus de 150 avions auraient été mobilisés. Washington affirme qu’aucun soldat américain n’a été tué, tandis que le bilan humain côté vénézuélien reste, à ce stade, inconnu.
Un précédent historique en Amérique latine
Cette intervention est déjà qualifiée de plus importante action militaire américaine en Amérique latine depuis l’arrestation de Manuel Noriega au Panama en 1990. Une comparaison lourde de sens, tant cet épisode avait marqué durablement les équilibres régionaux.
L’arrestation de Nicolas Maduro ouvre une séquence totalement inédite. Procès à New York, avenir politique du Venezuela, réactions internationales : tout s’accélère. Une chose est sûre, l’Amérique latine entre dans une zone de turbulences, et les prochaines heures pourraient redessiner durablement la carte politique de la région. Les regards sont désormais braqués sur Manhattan, où l’ancien président vénézuélien doit répondre de crimes qui pourraient lui valoir la prison à vie.












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