Un message brutal depuis Washington
Joint par téléphone, Donald Trump n’a pas cherché à arrondir les angles. Selon lui, le Venezuela est « en faillite » et « une catastrophe dans tous les domaines ». Le président américain assume désormais une ligne dure, mêlant pression politique, menaces économiques et discours de changement de régime.
Trump affirme que la reconstruction du pays passe par une rupture nette avec l’ordre actuel, laissant entendre que la transition politique au Venezuela ne se fera pas sans conditions. Pour la Maison-Blanche, Delcy Rodríguez est désormais au pied du mur : coopérer ou subir des représailles plus sévères que celles imposées à Maduro.
Rodríguez face à l’ultimatum américain
Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait pourtant assuré que Delcy Rodríguez était prête à coopérer avec les États-Unis. Une version rapidement contredite par l’intéressée. Depuis Caracas, la dirigeante vénézuélienne a répliqué que son pays était prêt à se « défendre » face à toute tentative d’ingérence.
Ce bras de fer verbal illustre la fragilité de la transition politique vénézuélienne après la chute de Maduro. Rodríguez, longtemps perçue comme une figure pragmatique et relativement épargnée par les sanctions américaines, se retrouve désormais au centre de la confrontation directe avec Washington.
Le pétrole et l’embargo en toile de fond
La pression américaine ne se limite pas aux mots. Le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé que les États-Unis étaient disposés à travailler avec les autorités en place « si de bonnes décisions sont prises », tout en rappelant que l’embargo pétrolier reste un levier majeur. Le message est clair : l’accès au pétrole vénézuélien, vital pour l’économie du pays, dépendra du comportement politique du nouveau pouvoir. Une équation explosive pour un État déjà exsangue, confronté à une crise sociale et économique profonde.
Trump élargit le cadre géopolitique
Fidèle à son style, Donald Trump a profité de cette interview pour élargir le débat. Interrogé sur la portée géopolitique de l’opération américaine au Venezuela, il a réaffirmé sa volonté d’acquérir le Groenland, estimant que les États-Unis en avaient « absolument besoin ». Une sortie qui montre que Caracas s’inscrit désormais dans une vision globale de puissance et de rapports de force assumés par l’administration Trump.
Le message envoyé à Delcy Rodríguez est sans ambiguïté : la période de flottement est terminée. Washington exige des actes rapides, sous peine d’un durcissement spectaculaire des sanctions et des pressions. Reste à savoir si la dirigeante vénézuélienne choisira l’apaisement stratégique ou l’épreuve de force. Une chose est sûre : le Venezuela entre dans une phase de haute tension, suivie de près par toute la région.












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