62 villes marocaines désormais sans bidonvilles
Le chantier ne date pas d’hier, mais la cadence a accéléré. Selon Adib Benbrahim, secrétaire d'État chargé de l'Habitat, 62 villes et centres urbains sont aujourd’hui officiellement débarrassés des bidonvilles.
La nouveauté ? Le gouvernement a abandonné l’ancienne logique de simple relogement pour passer à une stratégie de recasement, visant non seulement à loger les familles mais aussi à prévenir la réapparition de quartiers insalubres.
Dans le cadre du programme quinquennal 2024-2028, 120.000 ménages ont vu leurs données actualisées pour mieux adapter l’offre de logements à leurs besoins.
Le secteur privé et les promoteurs immobiliers sont largement impliqués, avec des solutions accessibles à moins de 300.000 DH, et parfois avec une contribution des familles qui ne dépasse 100.000 DH.
Titres fonciers et sécurité du logement
Ces mesures renforcent la stabilité des nouveaux quartiers et garantissent aux familles un vrai patrimoine immobilier, loin des risques liés aux bidonvilles.
Immobilier et loyers : comprendre la flambée des prix
Mais tout n’est pas rose pour autant. La hausse des prix de l’immobilier et des loyers reste un défi majeur. Adib Benbrahim explique que la demande dépasse l’offre, surtout dans les grandes villes où les terrains sont rares et chers.
Les achats pour la location commerciale ou la revente et l’expansion des locations temporaires via les plateformes spécialisées accentuent encore la pression sur le marché.
Une étude est en cours pour créer un système de location résidentielle plus abordable, avec un loyer inférieur d’environ 20 % aux prix actuels, et la possibilité de transformer une partie du loyer en acompte pour l’acquisition du logement. Les résultats préliminaires devraient tomber dès mars prochain.
Compléter le chantier d’ici fin 2027 ou début 2028
Le programme Villes sans bidonvilles est loin d’être terminé : l’objectif est de compléter le chantier d’ici fin 2027 ou début 2028, avec des mécanismes pour éviter toute résurgence de bidonvilles.
Pour les jeunes et les familles marocaines, c’est donc un vrai signal d’espoir : des quartiers plus sains, des logements sécurisés, et une ville qui se transforme enfin.
Reste à suivre la mise en place des nouvelles formules de location et la manière dont elles impacteront le marché. Et, bien sûr, voir si ces efforts se traduisent vraiment par une meilleure qualité de vie pour tous.












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