Ormuz au centre de la crise
Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a affirmé que “le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit”, évoquant la nuit de mardi à mercredi. L’objectif affiché par Washington est de contraindre l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial.
La veille, le président américain avait déjà menacé de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si Téhéran ne débloquait pas cette voie d’ici mardi 20h00 à Washington, soit mercredi à 00h00 GMT. Lundi, il a précisé que les États-Unis pourraient détruire ces infrastructures “en quatre heures”.
Des frappes déjà en cours
Sur le terrain, les opérations militaires se sont poursuivies sans attendre l’échéance. Lundi, l’offensive israélo-américaine a visé des infrastructures énergétiques en Iran, dans un conflit qui continue de s’étendre à plusieurs fronts.
Israël a frappé des installations du site de South Pars à Assalouyeh, essentiel pour la production pétrochimique iranienne. Des explosions ont été signalées, tandis que l’incendie a été maîtrisé selon les autorités iraniennes.
Les retombées du conflit se sont faites sentir ailleurs. En Israël, quatre personnes sont mortes sous les décombres d’un immeuble à Haïfa. Au Koweït, missiles et drones ont fait six blessés. Au Liban, une frappe a touché le sud de Beyrouth.
La diplomatie au point mort
Plusieurs médiateurs ont tenté de proposer une solution politique. Une offre de cessez-le-feu de 45 jours visait à ouvrir un espace de négociation, mais elle n’a pas été validée ni par Washington ni par Téhéran.
Donald Trump a reconnu qu’il s’agissait d’une “étape très significative”, tout en jugeant qu’elle n’était “pas encore assez bien”. L’Iran a rejeté la trêve et averti qu’il poursuivrait les hostilités aussi longtemps que nécessaire.
Téhéran menace de riposter
Les Gardiens de la Révolution ont annoncé se préparer à imposer de nouvelles conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz, visant particulièrement les États-Unis et Israël. Ils ont également promis une “riposte majeure” après la mort de leur chef du renseignement, Majid Khademi.












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