Le Conseil d’administration de la CCSM a d’abord tenu à saluer le travail accompli par Christophe de Figueiredo, qui quitte ses fonctions pour se consacrer à de nouveaux projets professionnels. Sous son mandat, la Chambre a renforcé son positionnement institutionnel, élargi son champ d’action et consolidé les passerelles entre les milieux d’affaires suisses et marocains. Une phase structurante, marquée par des réformes internes et une montée en visibilité progressive, que plusieurs membres décrivent comme décisive. L’ancien président continuera d’ailleurs d’accompagner l’institution en tant que président d’honneur, gage de continuité et de stabilité dans la gouvernance.
La désignation de Yassin Halhoul ouvre désormais un nouveau cycle. Entrepreneur de nationalité maroco-suisse, actif aussi bien en Suisse qu’au Maroc, le nouveau président incarne une forme de leadership biculturel particulièrement recherchée dans un contexte économique globalisé. Sa connaissance fine des deux écosystèmes, des codes d’affaires aux contraintes réglementaires, est perçue comme un levier pour transformer les intentions de coopération en opportunités concrètes pour les entreprises membres de la CCSM. À Casablanca, certains dirigeants évoquent déjà un style plus direct, plus orienté résultats, sans rupture brutale avec l’héritage laissé par son prédécesseur.
Les priorités du nouveau mandat ont été clairement posées. Il s’agit avant tout de renforcer les relations d’affaires bilatérales, de stimuler la création de nouvelles opportunités économiques et de consolider le rôle de la Chambre comme plateforme de référence de la coopération maroco-suisse. À cela s’ajoute un objectif assumé : améliorer la visibilité de la CCSM et de ses initiatives, dans un paysage économique où les réseaux d’influence et la capacité à fédérer comptent autant que les chiffres.
Fondée pour soutenir les relations économiques, commerciales et industrielles entre le Maroc et la Suisse, la CCSM s’appuie sur un réseau d’acteurs, des événements ciblés et des services dédiés pour faciliter les échanges. Dans les faits, son rôle dépasse souvent celui d’un simple intermédiaire. Elle agit comme un espace de confiance, où se croisent entrepreneurs, investisseurs et institutions, dans un esprit de partenariat durable. Cette mission prend une résonance particulière alors que les relations économiques maroco-suisses connaissent une dynamique soutenue, portée par des investissements croisés et un intérêt croissant pour les opportunités offertes par les deux marchés.
Cette nomination intervient aussi dans un moment charnière pour l’économie marocaine, engagée dans une diversification de ses partenariats et une montée en gamme de son appareil productif. Dans ce contexte, la Chambre est attendue sur sa capacité à accompagner les entreprises, à encourager les partenariats équilibrés et à contribuer, de manière pragmatique, au rapprochement économique entre Rabat et Berne.
Au-delà de l’annonce institutionnelle, l’arrivée de Yassin Halhoul à la présidence de la Chambre de Commerce Suisse au Maroc envoie un signal clair : celui d’une coopération maroco-suisse appelée à se structurer davantage autour de projets concrets, créateurs de valeur et d’emplois. Reste désormais à traduire cette ambition en résultats tangibles, dans un environnement économique où l’exigence de performance n’a jamais été aussi forte.












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