La vie du documentaire « Al Hal », réalisé par Ahmed El Maanouni, continue de se renouveler sur les écrans marocains et internationaux. Le film, qui suit le groupe légendaire Nass El Ghiwane, a été récemment honoré lors du Festival national du film de Tanger 2025, témoignant de l’importance durable de ce projet dans l’histoire du cinéma et de la musique au Maroc.
Tourné en 1981, le documentaire accompagne le groupe après le décès de l’un de ses piliers, Boujemaa Ahkour, surnommé « Boujmii ». À travers « Al Hal », Maanouni plonge dans l’univers créatif et spirituel de Nass El Ghiwane : leurs processus d’écriture, de composition et de création, leur interaction avec le public, ainsi que les trajectoires individuelles de chacun des membres, entre musique, inspiration et rencontre humaine.
Le film explore également « Al Hal » ou « Al jadba », l’état de transe et d’extase musicale propre à certaines traditions marocaines, notamment à travers l’usage d’instruments emblématiques comme le hajhouj, pierre angulaire de la musique gnawa. Ce « hal » traverse le temps et les générations, s’adaptant à différentes tenues, croyances et variations musicales, mais conservant toujours son intensité hypnotique.
Une œuvre patrimoniale restaurée par Martin Scorsese
« Al Hal » est aujourd’hui considéré comme un documentaire de référence sur la musique marocaine des années 1970, témoignant des innovations musicales de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Sa renommée a été relancée grâce à Martin Scorsese, qui intègre auparavant une chanson de Nass El Ghiwane, « Ya Sah », dans son film "La Dernière Tentation du Christ". Scorsese s’intéresse ensuite à la restauration du documentaire, qui devient l’un des premiers projets de la World Cinema Foundation, fondée en 2007.
Après restauration en 35 mm, le film a retrouvé une qualité sonore et visuelle exceptionnelle. Comme le souligne Omar El-Sayed dans The World of Nass El Ghiwane, présenté par Scorsese :
Tourné en 1981, le documentaire accompagne le groupe après le décès de l’un de ses piliers, Boujemaa Ahkour, surnommé « Boujmii ». À travers « Al Hal », Maanouni plonge dans l’univers créatif et spirituel de Nass El Ghiwane : leurs processus d’écriture, de composition et de création, leur interaction avec le public, ainsi que les trajectoires individuelles de chacun des membres, entre musique, inspiration et rencontre humaine.
Le film explore également « Al Hal » ou « Al jadba », l’état de transe et d’extase musicale propre à certaines traditions marocaines, notamment à travers l’usage d’instruments emblématiques comme le hajhouj, pierre angulaire de la musique gnawa. Ce « hal » traverse le temps et les générations, s’adaptant à différentes tenues, croyances et variations musicales, mais conservant toujours son intensité hypnotique.
Une œuvre patrimoniale restaurée par Martin Scorsese
« Al Hal » est aujourd’hui considéré comme un documentaire de référence sur la musique marocaine des années 1970, témoignant des innovations musicales de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Sa renommée a été relancée grâce à Martin Scorsese, qui intègre auparavant une chanson de Nass El Ghiwane, « Ya Sah », dans son film "La Dernière Tentation du Christ". Scorsese s’intéresse ensuite à la restauration du documentaire, qui devient l’un des premiers projets de la World Cinema Foundation, fondée en 2007.
Après restauration en 35 mm, le film a retrouvé une qualité sonore et visuelle exceptionnelle. Comme le souligne Omar El-Sayed dans The World of Nass El Ghiwane, présenté par Scorsese :
« Après la restauration, la qualité du film a été transformée, notamment le son et l’image; c’est devenu une œuvre complètement nouvelle. »
Une diffusion internationale et des projections renouvelées
Depuis sa restauration, « Al Hal » a été projeté dans de nombreux festivals et cinémas internationaux : à Marrakech, sur la Place Jemaa el-Fna, lors de la sélection de Cannes Classics, ainsi qu’à New York dans le cadre des programmes de l’African Film Institute.
Au Maroc, le documentaire a été rediffusé dans le cadre du Marathon du cinéma : 100 films, 100 ans de cinéma à Rabat en 2025. Ses projections se poursuivent en 2026 à l’international, notamment à Marseille au cinéma Vidéodrome, un espace dédié à la cinéma alternatif, et dans d’autres lieux comme le Condorcet en France, offrant au public une plongée unique dans l’histoire culturelle et imaginaire du Maroc.
Ainsi, tout comme la musique de Nass El Ghiwane perdure malgré le départ de ses membres fondateurs, Boujemaa Ahkour, Laarbi Batma et Abderrahman Bako, le documentaire « Al Hal » continue de vivre et de transmettre son héritage, offrant un témoignage précieux sur la créativité, la mémoire et la culture populaire marocaine.












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