Les profits spectaculaires réalisés cette année s’expliquent par la multiplication des investissements croisés devenus monnaie courante dans l’écosystème de l’intelligence artificielle. OpenAI a annoncé des accords avec Nvidia et AMD: en investissant dans ces fabricants, l’organisation sécurise en retour l’accès aux puces IA dont elle a besoin. Ce schéma, désormais répandu, soutient les cours et entretient une dynamique d’achats réciproques.
Cette mécanique nourrit toutefois la peur d’une bulle IA susceptible d’éclater à tout moment. À mesure que s’accroissent les gains des investisseurs, les signaux d’alerte se renforcent. Stella Biderman, directrice exécutive d’EleutherAI, confie à Forbes que la volonté de “ne pas rater le coche” incite de nombreux acteurs à entrer précipitamment sur le marché, illustrant un effet FOMO qui déforme les fondamentaux.
Plusieurs fortunes ont bondi en 2025 sous l’effet direct de cette frénésie. Oracle s’est imposée comme une brique clé des data centers consacrés à l’IA, enchaînant les contrats, dont le gigantesque projet “Stargate” dédié à l’implantation de parcs de centres de données à environ 300 milliards de dollars sur près de cinq ans. Résultat: la fortune de Larry Ellison, fondateur et président d’Oracle, a grimpé de plus de 66%, soit plus de 139 milliards de dollars, faisant de lui le grand gagnant de la vague IA.
Chez Google, la diversification agressive dans l’IA du grand modèle Gemini aux offres cloud et aux infrastructures, a porté la fortune du cofondateur Larry Page, en hausse de plus de 30% avec un gain d’environ 47,6 milliards de dollars. Son associé Sergey Brin enregistre également une progression supérieure à 26%, soit plus de 39 milliards de dollars. L’annonce d’une nouvelle génération de Gemini et de puces IA maison a constitué un moment charnière pour la dynamique boursière.
Nvidia, devenue le standard de fait pour les GPU de centres de données IA, a vu ses carnets de commandes exploser au fil des ruées vers ses puces. La capitalisation a rejoint le club des trillions, et la fortune de Jensen Huang a bondi d’environ 47 milliards de dollars depuis fin 2024 jusqu’au début octobre 2025, soit plus de 40% de hausse.
Chez Meta, Mark Zuckerberg a dépensé des milliards pour attirer les meilleurs profils IA. Sans produit “grand public” définitif à ce stade, mais avec des modèles ouverts destinés aux chercheurs et aux entreprises, sa fortune a tout de même crû de plus de 20%, ajoutant plus de 43 milliards de dollars.
L’appétit de SoftBank pour l’IA s’est matérialisé par plus de 40 milliards de dollars investis dans des initiatives d’OpenAI pour les data centers. D’après Reuters, la fortune de Masayoshi Son a progressé de 142% en 2025, soit plus de 40 milliards de dollars, portée par ses mises sur OpenAI et d’autres acteurs du secteur.
L’écosystème Microsoft/OpenAI a, de son côté, conforté la position de Steve Ballmer parmi les grandes fortunes mondiales: +26% et plus de 33 milliards de dollars sur l’année, dans le sillage des paris gagnants de Satya Nadella.
Enfin, Michael Dell a profité indirectement de l’essor de l’IA via Broadcom, spécialiste des puces réseau au cœur des data centers, davantage que par son groupe Dell lui-même.
Pour conclure, l’IA a propulsé la création de richesse à une vitesse inédite, mais la prolifération d’accords réciproques, la pression d’investissement et des valorisations extrêmes augmentent le risque d’une correction. L’enjeu n’est plus la naissance des fortunes, mais leur capacité à tenir lorsque l’euphorie retombera.
Cette mécanique nourrit toutefois la peur d’une bulle IA susceptible d’éclater à tout moment. À mesure que s’accroissent les gains des investisseurs, les signaux d’alerte se renforcent. Stella Biderman, directrice exécutive d’EleutherAI, confie à Forbes que la volonté de “ne pas rater le coche” incite de nombreux acteurs à entrer précipitamment sur le marché, illustrant un effet FOMO qui déforme les fondamentaux.
Plusieurs fortunes ont bondi en 2025 sous l’effet direct de cette frénésie. Oracle s’est imposée comme une brique clé des data centers consacrés à l’IA, enchaînant les contrats, dont le gigantesque projet “Stargate” dédié à l’implantation de parcs de centres de données à environ 300 milliards de dollars sur près de cinq ans. Résultat: la fortune de Larry Ellison, fondateur et président d’Oracle, a grimpé de plus de 66%, soit plus de 139 milliards de dollars, faisant de lui le grand gagnant de la vague IA.
Chez Google, la diversification agressive dans l’IA du grand modèle Gemini aux offres cloud et aux infrastructures, a porté la fortune du cofondateur Larry Page, en hausse de plus de 30% avec un gain d’environ 47,6 milliards de dollars. Son associé Sergey Brin enregistre également une progression supérieure à 26%, soit plus de 39 milliards de dollars. L’annonce d’une nouvelle génération de Gemini et de puces IA maison a constitué un moment charnière pour la dynamique boursière.
Nvidia, devenue le standard de fait pour les GPU de centres de données IA, a vu ses carnets de commandes exploser au fil des ruées vers ses puces. La capitalisation a rejoint le club des trillions, et la fortune de Jensen Huang a bondi d’environ 47 milliards de dollars depuis fin 2024 jusqu’au début octobre 2025, soit plus de 40% de hausse.
Chez Meta, Mark Zuckerberg a dépensé des milliards pour attirer les meilleurs profils IA. Sans produit “grand public” définitif à ce stade, mais avec des modèles ouverts destinés aux chercheurs et aux entreprises, sa fortune a tout de même crû de plus de 20%, ajoutant plus de 43 milliards de dollars.
L’appétit de SoftBank pour l’IA s’est matérialisé par plus de 40 milliards de dollars investis dans des initiatives d’OpenAI pour les data centers. D’après Reuters, la fortune de Masayoshi Son a progressé de 142% en 2025, soit plus de 40 milliards de dollars, portée par ses mises sur OpenAI et d’autres acteurs du secteur.
L’écosystème Microsoft/OpenAI a, de son côté, conforté la position de Steve Ballmer parmi les grandes fortunes mondiales: +26% et plus de 33 milliards de dollars sur l’année, dans le sillage des paris gagnants de Satya Nadella.
Enfin, Michael Dell a profité indirectement de l’essor de l’IA via Broadcom, spécialiste des puces réseau au cœur des data centers, davantage que par son groupe Dell lui-même.
Pour conclure, l’IA a propulsé la création de richesse à une vitesse inédite, mais la prolifération d’accords réciproques, la pression d’investissement et des valorisations extrêmes augmentent le risque d’une correction. L’enjeu n’est plus la naissance des fortunes, mais leur capacité à tenir lorsque l’euphorie retombera.












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