L'ODJ Média

lodj





​Le Brent était déjà à 96 dollars. Maintenant on attaque les installations saoudiennes : que se passe-t-il à 100 ?


Rédigé par le Mardi 8 Septembre 2026

Le pétrole cher était déjà un problème pour le Maroc. Le pétrole cher et menacé physiquement devient une autre histoire. Des attaques houthis ont frappé des installations énergétiques saoudiennes, faisant monter le Brent tout près de 100 dollars. Pour une économie marocaine dont le budget 2026 avait été construit autour d’une hypothèse moyenne de 65 dollars, la question n’est plus théorique.



Le baril se rapproche dangereusement d’un chiffre symbolique

100 dollars.

Les marchés ont vivement réagi après une série d’attaques menées contre des installations énergétiques dans le sud de l’Arabie saoudite.

Des frappes attribuées aux Houthis ont notamment touché des zones situées autour de Jazan, Najran et Abha, faisant au moins 73 blessés selon les autorités.

Le Brent s’est rapproché de 99 dollars, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions dans le Golfe et en mer Rouge. 

Le Maroc avait prévu 65 dollars

Voilà où le sujet devient immédiatement marocain.

Les hypothèses macroéconomiques du budget 2026 reposaient sur un prix moyen du Brent d’environ 65 dollars par baril. 

Aujourd’hui, nous sommes plus de 30 dollars au-dessus.

Naturellement, un budget annuel ne se réécrit pas chaque fois que le pétrole monte pendant quelques jours.

Ce qui compte, c’est la durée.

Mais si le Brent reste durablement autour de 95 ou 100 dollars, le coût finit par se transmettre.

Qui récupère la facture ?

Le Maroc importe l’essentiel de ses hydrocarbures.

Une hausse durable alourdit donc directement la facture énergétique.

Elle affecte aussi indirectement :
 
  • le transport routier
  • les coûts logistiques
  • les compagnies aériennes
  • certaines industries
et potentiellement les prix à la consommation.

Autrement dit, le pétrole entre dans l’économie marocaine bien au-delà de la station-service.

Le risque change de nature

Jusqu’ici, la hausse du Brent pouvait être interprétée essentiellement comme un problème de marché.

Demande.

Stocks.

Production.

Aujourd’hui apparaît un autre facteur : le risque de dommages physiques sur les capacités de production ou les routes maritimes.

C’est beaucoup plus difficile à anticiper.

Si une grande raffinerie ou un terminal exportateur est durablement perturbé, les marchés ne réagissent plus seulement à ce qui manque réellement.

Ils paient aussi ce qui pourrait manquer demain.

100 dollars n’est pas un plafond

Le chiffre rond de 100 dollars attire l’attention.

Mais il n’a aucune signification économique particulière.

Si la situation géopolitique s’aggrave, 100 peut très vite devenir 110.

Puis 120.

Le Maroc devrait donc regarder le sujet avec plusieurs scénarios.

Pas pour dramatiser.

Pour budgéter.

Que coûte un Brent moyen à 90 dollars ?

À 100 ?

À 110 ?

La question n’est plus uniquement de savoir qui paie les 30 dollars d’écart entre le budget et le marché.

Elle devient désormais : combien de temps l’économie marocaine peut-elle absorber cet écart avant que le pétrole ne commence à se voir réellement dans les prix, les comptes publics et le pouvoir d’achat ?
 





Mardi 8 Septembre 2026

Breaking news | Info en affiche | Gaming | Communiqué de presse | Eco Business | Digital & Tech | Santé & Bien être | Lifestyle | Culture & Musique & Loisir | Sport Maroc | Auto-moto | Room | Podcasts R212 | Les dernières émissions de L'ODJ TV | Last Conférences & Reportages | Bookcase | LODJ Média


Bannière Lodj DJ






LODJ24 TV
آخر الأخبار
جاري تحميل الأخبار...
BREAKING NEWS
📰 Chargement des actualités...

Inscription à la newsletter

Plus d'informations sur cette page : https://www.lodj.ma/CGU_a46.html



Agenda Culturel






Vos contributions
LODJ Vidéo