Le baril se rapproche dangereusement d’un chiffre symbolique
100 dollars.
Les marchés ont vivement réagi après une série d’attaques menées contre des installations énergétiques dans le sud de l’Arabie saoudite.
Des frappes attribuées aux Houthis ont notamment touché des zones situées autour de Jazan, Najran et Abha, faisant au moins 73 blessés selon les autorités.
Le Brent s’est rapproché de 99 dollars, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions dans le Golfe et en mer Rouge.
100 dollars.
Les marchés ont vivement réagi après une série d’attaques menées contre des installations énergétiques dans le sud de l’Arabie saoudite.
Des frappes attribuées aux Houthis ont notamment touché des zones situées autour de Jazan, Najran et Abha, faisant au moins 73 blessés selon les autorités.
Le Brent s’est rapproché de 99 dollars, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions dans le Golfe et en mer Rouge.
Le Maroc avait prévu 65 dollars
Voilà où le sujet devient immédiatement marocain.
Les hypothèses macroéconomiques du budget 2026 reposaient sur un prix moyen du Brent d’environ 65 dollars par baril.
Aujourd’hui, nous sommes plus de 30 dollars au-dessus.
Naturellement, un budget annuel ne se réécrit pas chaque fois que le pétrole monte pendant quelques jours.
Ce qui compte, c’est la durée.
Mais si le Brent reste durablement autour de 95 ou 100 dollars, le coût finit par se transmettre.
Les hypothèses macroéconomiques du budget 2026 reposaient sur un prix moyen du Brent d’environ 65 dollars par baril.
Aujourd’hui, nous sommes plus de 30 dollars au-dessus.
Naturellement, un budget annuel ne se réécrit pas chaque fois que le pétrole monte pendant quelques jours.
Ce qui compte, c’est la durée.
Mais si le Brent reste durablement autour de 95 ou 100 dollars, le coût finit par se transmettre.
Qui récupère la facture ?
Le Maroc importe l’essentiel de ses hydrocarbures.
Une hausse durable alourdit donc directement la facture énergétique.
Elle affecte aussi indirectement :
Autrement dit, le pétrole entre dans l’économie marocaine bien au-delà de la station-service.
Une hausse durable alourdit donc directement la facture énergétique.
Elle affecte aussi indirectement :
- le transport routier
- les coûts logistiques
- les compagnies aériennes
- certaines industries
Autrement dit, le pétrole entre dans l’économie marocaine bien au-delà de la station-service.
Le risque change de nature
Jusqu’ici, la hausse du Brent pouvait être interprétée essentiellement comme un problème de marché.
Demande.
Stocks.
Production.
Aujourd’hui apparaît un autre facteur : le risque de dommages physiques sur les capacités de production ou les routes maritimes.
C’est beaucoup plus difficile à anticiper.
Si une grande raffinerie ou un terminal exportateur est durablement perturbé, les marchés ne réagissent plus seulement à ce qui manque réellement.
Ils paient aussi ce qui pourrait manquer demain.
Demande.
Stocks.
Production.
Aujourd’hui apparaît un autre facteur : le risque de dommages physiques sur les capacités de production ou les routes maritimes.
C’est beaucoup plus difficile à anticiper.
Si une grande raffinerie ou un terminal exportateur est durablement perturbé, les marchés ne réagissent plus seulement à ce qui manque réellement.
Ils paient aussi ce qui pourrait manquer demain.
100 dollars n’est pas un plafond
Le chiffre rond de 100 dollars attire l’attention.
Mais il n’a aucune signification économique particulière.
Si la situation géopolitique s’aggrave, 100 peut très vite devenir 110.
Puis 120.
Le Maroc devrait donc regarder le sujet avec plusieurs scénarios.
Pas pour dramatiser.
Pour budgéter.
Que coûte un Brent moyen à 90 dollars ?
À 100 ?
À 110 ?
La question n’est plus uniquement de savoir qui paie les 30 dollars d’écart entre le budget et le marché.
Elle devient désormais : combien de temps l’économie marocaine peut-elle absorber cet écart avant que le pétrole ne commence à se voir réellement dans les prix, les comptes publics et le pouvoir d’achat ?
Mais il n’a aucune signification économique particulière.
Si la situation géopolitique s’aggrave, 100 peut très vite devenir 110.
Puis 120.
Le Maroc devrait donc regarder le sujet avec plusieurs scénarios.
Pas pour dramatiser.
Pour budgéter.
Que coûte un Brent moyen à 90 dollars ?
À 100 ?
À 110 ?
La question n’est plus uniquement de savoir qui paie les 30 dollars d’écart entre le budget et le marché.
Elle devient désormais : combien de temps l’économie marocaine peut-elle absorber cet écart avant que le pétrole ne commence à se voir réellement dans les prix, les comptes publics et le pouvoir d’achat ?












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