Le Maroc sait désormais attirer et approuver des investissements. La prochaine bataille est plus difficile : transformer les milliards annoncés en usines ouvertes, emplois créés et activité économique durable.
La 11e Commission nationale des investissements a approuvé 29 projets représentant près de 42 milliards de dirhams, auxquels s’ajoutent neuf avenants. Les projets annoncés devraient générer près de 9.800 emplois directs et indirects.
Sur le papier, la dynamique est impressionnante.
Elle s’inscrit dans l’objectif beaucoup plus ambitieux fixé par la nouvelle Charte de l’investissement : mobiliser 550 milliards de dirhams d’investissement privé et contribuer à la création de 500.000 emplois sur la période 2022-2026.
Mais c’est précisément ici qu’il faut changer d’indicateur.
Un investissement approuvé n’est pas encore un investissement réalisé.
Entre la réunion officielle où le projet reçoit son feu vert et le jour où une usine commence réellement à produire se trouve parfois un véritable parcours d’obstacles : foncier, autorisations, financement bancaire, raccordements électriques, accès à l’eau, marchés publics, construction ou évolution de la conjoncture.
Le Maroc devrait donc commencer à publier systématiquement un nouvel indicateur : le taux de transformation des investissements approuvés.
Sur 100 milliards de dirhams validés, combien ont effectivement été engagés après douze mois ? Combien de projets sont entrés en production après vingt-quatre mois ? Combien des emplois annoncés existent réellement trois ans plus tard ?
Cette mesure serait beaucoup plus révélatrice de l’efficacité de notre politique d’investissement.
Les Centres régionaux d’investissement ont ici une responsabilité déterminante.
Leur métier ne devrait plus s’arrêter à accueillir l’investisseur et faciliter son autorisation. Ils devraient devenir les véritables chefs de projet territoriaux de l’investissement : identifier le blocage, réunir les administrations, suivre les délais et accompagner l’entreprise jusqu’à son démarrage effectif.
Il faudrait même accepter de publier les échecs.
Un projet abandonné n’est pas nécessairement un scandale. Mais dix projets bloqués pour la même raison constituent une information économique majeure.
Le Maroc est entré dans une phase où annoncer davantage ne suffira plus.
Les milliards validés comptent.
Mais les milliards réellement dépensés comptent davantage.
Les emplois promis intéressent.
Les emplois réellement créés intéressent beaucoup plus.
La réussite de la nouvelle Charte de l’investissement ne se mesurera donc probablement pas au nombre de communiqués annonçant de nouveaux projets.
Elle se mesurera aux grues, aux machines installées, aux entreprises ouvertes et aux fiches de paie produites.
C’est là que commence désormais le véritable test.
La 11e Commission nationale des investissements a approuvé 29 projets représentant près de 42 milliards de dirhams, auxquels s’ajoutent neuf avenants. Les projets annoncés devraient générer près de 9.800 emplois directs et indirects.
Sur le papier, la dynamique est impressionnante.
Elle s’inscrit dans l’objectif beaucoup plus ambitieux fixé par la nouvelle Charte de l’investissement : mobiliser 550 milliards de dirhams d’investissement privé et contribuer à la création de 500.000 emplois sur la période 2022-2026.
Mais c’est précisément ici qu’il faut changer d’indicateur.
Un investissement approuvé n’est pas encore un investissement réalisé.
Entre la réunion officielle où le projet reçoit son feu vert et le jour où une usine commence réellement à produire se trouve parfois un véritable parcours d’obstacles : foncier, autorisations, financement bancaire, raccordements électriques, accès à l’eau, marchés publics, construction ou évolution de la conjoncture.
Le Maroc devrait donc commencer à publier systématiquement un nouvel indicateur : le taux de transformation des investissements approuvés.
Sur 100 milliards de dirhams validés, combien ont effectivement été engagés après douze mois ? Combien de projets sont entrés en production après vingt-quatre mois ? Combien des emplois annoncés existent réellement trois ans plus tard ?
Cette mesure serait beaucoup plus révélatrice de l’efficacité de notre politique d’investissement.
Les Centres régionaux d’investissement ont ici une responsabilité déterminante.
Leur métier ne devrait plus s’arrêter à accueillir l’investisseur et faciliter son autorisation. Ils devraient devenir les véritables chefs de projet territoriaux de l’investissement : identifier le blocage, réunir les administrations, suivre les délais et accompagner l’entreprise jusqu’à son démarrage effectif.
Il faudrait même accepter de publier les échecs.
Un projet abandonné n’est pas nécessairement un scandale. Mais dix projets bloqués pour la même raison constituent une information économique majeure.
Le Maroc est entré dans une phase où annoncer davantage ne suffira plus.
Les milliards validés comptent.
Mais les milliards réellement dépensés comptent davantage.
Les emplois promis intéressent.
Les emplois réellement créés intéressent beaucoup plus.
La réussite de la nouvelle Charte de l’investissement ne se mesurera donc probablement pas au nombre de communiqués annonçant de nouveaux projets.
Elle se mesurera aux grues, aux machines installées, aux entreprises ouvertes et aux fiches de paie produites.
C’est là que commence désormais le véritable test.












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