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22 Juges dans le collimateur de la Justice à Rabat ?


Un véritable séisme secoue actuellement le tribunal de première instance de Rabat. Une quinzaine de juges sont entendus depuis une semaine par le Secrétaire général du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) pour leur implication présumée dans des affaires de corruption.



 Séisme judiciaire ou opération Mains propres !? 

 Les investigations ont débuté la semaine dernière et l'affaire a été enclenchée suite à l’envoi d’une lettre anonyme au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Une lettre qui aurait été envoyée par un ancien juge très au fait des détails et dessous de plusieurs affaires où des juges auraient prononcé des jugements en contrepartie de faveurs. La lettre dresse une liste de 22 juges avec les détails des dossiers compromettants par juge.

La question qui se pose aujourd'hui par l'opinion publique est de savoir quel degré de volonté politique le ministère de la Justice et donc le gouvernement vont mettre sur la table pour faire régner la justice ? 

Dans notre pays , on a très souvent accusé notre justice d'être aux ordres et les Juges d'être au dessus des lois , ou du moins ultra- protégés par le système de la machine judiciaire où règne une omerta implacable. 

La loi de l'Omerta ! 
 

Il y a quelques mois , un juge sévissant au Tribunal de Ain Sebaa avait été condamné après avoir été trahi par une vidéo où il marchandait  l'innocence d'un prévenu. 

Preuve s'il en ait  que des juges corrompus peuvent tomber lorsqu'ils sont confondus en flagrant délit .

Mais là , comme il s'agit de vingt deux juges du tribunal de première instance qui sont concernés par des investigations suite à une dénonciation avec preuves à l'appui , on pourrait penser que nous sommes à la veille d'un véritable séisme .

 Et il n'est pas sûr qu'une opération " Mains propres "  suivra car pour cela , il faut des donneurs d'alerte et puis une volonté affirmée de l'exécutif . 

Et puis , la machine judiciaire ayant ses codes et son fonctionnement qui peut se retourner sur les corrupteurs et épargner les corrompus même si le Code pénal marocain prévoit justement le contraire. 

Il y a quelques temps , à l'occasion d'affaires traitées par le Parquet de Marrakech à propos de faits divers très suivis par les réseaux sociaux , de nombreux internautes et influenceurs s'étaient vantés de connaître par avance les verdicts avant qu'ils ne soient même prononcés par les Juges : ce qui ne peut que donner froid au dos . 

Une seule certitude : la réforme et la moralisation de la Justice ont encore beaucoup de chats à fouetter tant l'opacité et les soupçons planent toujours . 

Il en restera toujours quelque chose .

 

 Hafid Fassi Fihri 






Rédigé par le Vendredi 19 Février 2021
Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur

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