Lors la rencontre intitulée "Neuvième dialogue sur la lutte contre l’extrémisme violent au Moyen-Orient", à Tokyo, le Maroc a présenté les principes doctrinaux de sa politique de prévention de l’extrémisme violent. Une stratégie qui privilégie l’action en amont, en combinant éducation, formation religieuse, cohésion sociale et partenariats.
Prévenir plutôt que guérir : la “méthode Maroc” exposée au Japon
Face à la montée des radicalités dans plusieurs régions du monde, le Maroc met en avant une approche de prévention de l’extrémisme violent qui se veut globale et structurée. À Tokyo, lors d’une rencontre dédiée à ces enjeux, la délégation marocaine a exposé une doctrine fondée sur un postulat : la réponse sécuritaire, si elle est nécessaire contre des menaces immédiates, ne suffit pas à elle seule à tarir les sources de radicalisation.
Au cœur de cette doctrine figure l’investissement dans l’éducation et la formation, avec l’idée que l’esprit critique, la stabilité des parcours scolaires et l’ouverture culturelle réduisent les vulnérabilités face aux discours de rupture. La prévention passe aussi par le champ religieux, à travers la promotion d’un référentiel modéré. Le Maroc met régulièrement en avant ses dispositifs de formation d’imams et de cadres religieux, ainsi qu’une organisation du culte qui vise à limiter l’emprise de prêcheurs non qualifiés ou de contenus extrémistes circulant hors contrôle.
Mais la dimension sociale est tout aussi centrale dans le discours marocain : lutter contre l’extrémisme violent revient aussi à réduire les facteurs de marginalisation, d’exclusion et de désaffiliation. Les politiques de cohésion, l’accès à l’emploi, la médiation locale, le soutien aux jeunes et l’intégration des quartiers fragilisés sont présentés comme des éléments de “sécurité humaine”. En filigrane, un message : la radicalisation prospère souvent sur des blessures sociales, du sentiment d’injustice et l’absence de perspectives.
Cette présentation à Tokyo s’inscrit également dans une logique de coopération. Le Maroc cherche à partager des outils, des cadres de formation et des retours d’expérience, tout en apprenant des partenaires asiatiques sur la prévention numérique, l’analyse des signaux faibles et la résilience communautaire. Car le défi s’est déplacé : la propagande se diffuse vite, les récits se recomposent en ligne, et les trajectoires de radicalisation peuvent être plus individuelles, moins repérables.
Reste un point sensible, commun à de nombreux pays : mesurer l’efficacité réelle. Prévenir, par définition, produit des résultats difficiles à quantifier. La crédibilité d’une doctrine se joue donc sur la constance de l’action, la qualité des acteurs formés, la transparence des programmes, et la capacité à concilier prévention, libertés publiques et cohésion nationale.
Au cœur de cette doctrine figure l’investissement dans l’éducation et la formation, avec l’idée que l’esprit critique, la stabilité des parcours scolaires et l’ouverture culturelle réduisent les vulnérabilités face aux discours de rupture. La prévention passe aussi par le champ religieux, à travers la promotion d’un référentiel modéré. Le Maroc met régulièrement en avant ses dispositifs de formation d’imams et de cadres religieux, ainsi qu’une organisation du culte qui vise à limiter l’emprise de prêcheurs non qualifiés ou de contenus extrémistes circulant hors contrôle.
Mais la dimension sociale est tout aussi centrale dans le discours marocain : lutter contre l’extrémisme violent revient aussi à réduire les facteurs de marginalisation, d’exclusion et de désaffiliation. Les politiques de cohésion, l’accès à l’emploi, la médiation locale, le soutien aux jeunes et l’intégration des quartiers fragilisés sont présentés comme des éléments de “sécurité humaine”. En filigrane, un message : la radicalisation prospère souvent sur des blessures sociales, du sentiment d’injustice et l’absence de perspectives.
Cette présentation à Tokyo s’inscrit également dans une logique de coopération. Le Maroc cherche à partager des outils, des cadres de formation et des retours d’expérience, tout en apprenant des partenaires asiatiques sur la prévention numérique, l’analyse des signaux faibles et la résilience communautaire. Car le défi s’est déplacé : la propagande se diffuse vite, les récits se recomposent en ligne, et les trajectoires de radicalisation peuvent être plus individuelles, moins repérables.
Reste un point sensible, commun à de nombreux pays : mesurer l’efficacité réelle. Prévenir, par définition, produit des résultats difficiles à quantifier. La crédibilité d’une doctrine se joue donc sur la constance de l’action, la qualité des acteurs formés, la transparence des programmes, et la capacité à concilier prévention, libertés publiques et cohésion nationale.












L'accueil




















