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À propos du quotient électrol




Depuis que certains partis politiques, dont le Parti de l’Istiqlal, se sont prononcés pour le calcul du quotient électoral sur la base de l'ensemble des inscrits lors des prochaines échéances électorales, je suis sommé de me prononcer sur la pertinence démocratique par mes propres amis.


Oui, j’ai fini par m’aligner sur cette position pour défendre le calcul du quotient électoral sur la base de l'ensemble des inscrits pour les raisons suivantes :


Commençons par nous mettre d’accord, ou pas, sur le fait que :


Le système actuel de calcul du quotient électoral est injuste et comporte plusieurs failles, car comment est-il possible que seuls les votes valides soient comptés dans le calcul du quotient, sans tenir compte du nombre total des bulletins de vote ?


Vu leur nombre, nous ne pouvons donc plus écarter les bulletins invalides ou le vote blanc, car ces derniers expriment le choix et la position politique des électeurs.

En outre, ce système n'exprime pas vraiment une proportionnalité entre le nombre de voix obtenues et le nombre de sièges, et offre un privilège à certains partis au détriment d'autres. 


C’est un bon moyen pour renforcer le pluralisme politique dans notre pays et rendre justice aux petits partis qui ont des capacités politiques importantes, et pour établir une rationalité politique entre les résultats du processus électoral et la formation des conseils élus.


En effet :

- lorsque le député est élu il est représentant de la nation y compris ceux qui n'ont pas voté, et ceux dont les voix n'étaient pas valables, et ce, durant tout le mandat parlementaire


- Et si l'on considère qu'un sondage d'opinion est par extension représentatif de toute la population, raison de plus pour considérer le résultat du vote encore plus significatif que le meilleur des sondages d'opinion et donc il est tout à fait normale de le considérer par extension représentatif de toute la population.


En conséquence,  il faut donc que ceux qui n'ont pas voté et qui seront représentés aux institutions élues bon gré malgré eux, il faut bien que leur nombre influe sur le résultat des élections par la comptabilisation de leurs voix au quotient électoral car le mandat électoral des élus émanent de ces élections  confiera à ces derniers le droit de légiférer au nom de tous.


Tout et tous contre l’abstention


Une telle comptabilité encouragerait les absents à revaloriser l'effet de leur absence et les invitera aux élections d'après à reconsidérer leur absentéisme, car priver les bons candidats de leur voix favoriserait les mauvais puisque de toutes les façons leur voix  a influé par sa comptabilisation au quotient électoral.

 

Adnane Benchakroun









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