La carte complexe du conflit syrien vient de connaître une nouvelle modification significative. Dans le gouvernorat de Hassaké, au nord-est du pays, les forces gouvernementales de Damas ont entamé un déploiement stratégique suite à un accord conclu avec les forces kurdes. Ce rapprochement, dicté par une convergence d'intérêts sécuritaires face aux pressions régionales, marque le retour symbolique et militaire de l'État central dans une zone qui échappait largement à son contrôle depuis des années.
Les images de convois militaires arborant le drapeau officiel syrien entrant dans les faubourgs de Hassaké illustrent un tournant pragmatique dans la guerre en Syrie. Longtemps à couteaux tirés, le régime de Ahmed Acharaa et l'administration autonome kurde (dominée par les FDS) ont choisi de mettre de côté leurs différends politiques pour sceller un pacte sécuritaire. Cet accord permet le déploiement de l'armée syrienne sur des positions clés autour de la ville et le long des lignes de contact, redessinant ainsi les équilibres de force dans cette région riche en pétrole et en blé.
Pour les Kurdes, cet accord est un choix par défaut, une "assurance-vie" nécessaire face aux menaces récurrentes d'incursions militaires turques et à la volatilité du soutien américain. En invitant l'armée de Damas, ils espèrent sanctuariser leurs territoires en plaçant le drapeau syrien comme bouclier juridique et militaire. C'est un calcul risqué qui pourrait, à terme, éroder leur projet d'autonomie politique, mais qui répond à l'urgence de la survie immédiate face à un environnement régional hostile.
Pour Damas, c'est une victoire politique. Le régime poursuit patiemment sa stratégie de reconquête de "chaque pouce" du territoire national. Ce retour à Hassaké lui permet de réaffirmer sa souveraineté sur les frontières et de se repositionner comme l'acteur incontournable de la sécurité nationale, même dans les zones qu'il ne contrôle pas administrativement à 100%. Cela renforce également sa main dans les négociations futures sur le statut final des régions du nord-est.
Toutefois, la cohabitation sur le terrain reste fragile. Deux chaînes de commandement, deux idéologies et des années de méfiance séparent les soldats de l'armée syrienne des combattants kurdes. Si l'ennemi commun ou les intérêts convergents les rapprochent aujourd'hui, la question de l'intégration politique et administrative de la région reste entière. Ce déploiement à Hassaké est donc moins une résolution du conflit qu'un gel tactique des hostilités internes pour faire front commun face aux défis géopolitiques extérieurs.
Pour les Kurdes, cet accord est un choix par défaut, une "assurance-vie" nécessaire face aux menaces récurrentes d'incursions militaires turques et à la volatilité du soutien américain. En invitant l'armée de Damas, ils espèrent sanctuariser leurs territoires en plaçant le drapeau syrien comme bouclier juridique et militaire. C'est un calcul risqué qui pourrait, à terme, éroder leur projet d'autonomie politique, mais qui répond à l'urgence de la survie immédiate face à un environnement régional hostile.
Pour Damas, c'est une victoire politique. Le régime poursuit patiemment sa stratégie de reconquête de "chaque pouce" du territoire national. Ce retour à Hassaké lui permet de réaffirmer sa souveraineté sur les frontières et de se repositionner comme l'acteur incontournable de la sécurité nationale, même dans les zones qu'il ne contrôle pas administrativement à 100%. Cela renforce également sa main dans les négociations futures sur le statut final des régions du nord-est.
Toutefois, la cohabitation sur le terrain reste fragile. Deux chaînes de commandement, deux idéologies et des années de méfiance séparent les soldats de l'armée syrienne des combattants kurdes. Si l'ennemi commun ou les intérêts convergents les rapprochent aujourd'hui, la question de l'intégration politique et administrative de la région reste entière. Ce déploiement à Hassaké est donc moins une résolution du conflit qu'un gel tactique des hostilités internes pour faire front commun face aux défis géopolitiques extérieurs.












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