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Achoura d'un simple rituel à un événement culturel, social et festif




Achoura, souvent comparée au Halloween marocain, est une célébration qui transcende le simple rituel pour devenir un événement culturel, social et festif. Attendue avec impatience par tous, cette fête est célébrée avec grandeur le neuvième et le dixième jours de Moharram, le premier mois du calendrier de l'Hégire.

Achoura plonge ses racines dans un passé multiséculaire et rappelle, à quelques détails près, Halloween, cette fête irlandaise aux origines celtiques, synonyme de friandises, de feux, de danse et de chant jusqu'à pas d'heure. Par son aspect qui évoque les mondes parallèles, les morts et l'au-delà, elle rappelle aussi la fête mexicaine "El Día de Muertos", lors de laquelle les Mexicains se rendent dans les cimetières pour y déposer des pétales de fleurs et éclairer des cierges pour orienter les âmes et les esprits vers les tombes.

Selon divers récits historiques, l'Achoura a tout d'un rituel zoroastrien, religion officielle de la Perse jusqu'à la conversion de ses fidèles à l'islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. On évoque également une ressemblance avec la Nuit de la Saint-Jean française, une nuit qui sent à des perches d'arpent des substances résineuses aromatiques telle que l'oliban.

Au Maroc, l'Achoura est, depuis bien des siècles, haute en chants, en youyous et en danses. On y prépare également des mets exquis en faisant le plein des fruits secs. Les femmes, de leur côté, s'y improvisent musiciennes instrumentalistes en tambours en terre cuite (taarijas) et tambourins (bendirs). Malheureusement, l'Achoura est aussi synonyme de comportements malsains et de pratiques inconscientes comme des jets de pétards et de seaux d'eau à longueur de journée et parfois à des heures inappropriées de la soirée.

Chaque année, plus ou moins dès le début du mois de Moharram, les herboristes ont la cote.

Les résines et autres herbes aromatiques odorantes doivent faire partie de chaque panier d'Achoura qui se respecte en respect, justement, à l'âme de Feu Sidna Hussein. Jamais un imam n'a été vénéré autant.

Ainsi, en signe de deuil, plusieurs centaines de croyants défilent dans les grandes villes irakiennes, iraniennes, libanaises ou même en terre d'Occident en commémoration à l'assassinat du petit-fils du prophète Mohamed et de 71 de ses proches, morts en 680 à Kerbela en Irak.

En somme, Achoura est une fête qui, malgré ses diverses interprétations et pratiques, reste un moment de partage, de souvenir et de célébration pour les Marocains.



Jeudi 27 Juillet 2023


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