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Alerte CESE : Les femmes demeurent encore à la marge du développement

A défaut autonomisation, immobilisme, subordination et forte dépendante d’autrui


Partant du fait que les femmes demeurent à la marge du développement, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de publier une alerte à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes pour réitérer ses recommandations en faveur de l'effectivité des droits et des libertés des femmes.
En guise d’introduction à son alerte, le CESE plante d’abord le décor avant de décliner ses recommandations à même de promouvoir les droits des femmes.



A lire ou à écouter en podcast :

Objectif 5 de développement durable : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
Objectif 5 de développement durable : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
break_time500msalerte_ce1615227993.mp3 Alerte CESE : Les femmes demeurent encore à la marge du développement  (642.38 Ko)

Le constat du CESE est, somme toute, simple : "Malgré les avancées, des discriminations basées sur le sexe et des violations des droits des femmes subsistent encore et leur participation au développement demeure faible" et "un pays ne peut prétendre à un quelconque développement et progrès si la moitié de sa force vive– à savoir les femmes- en est exclue. A l'heure où le Maroc se mobilise pour aller vers un nouveau modèle de développement plus inclusif, il est inconcevable que des femmes subissent des violences et restent en marge des sphères de la vie socio-économique et civique".

Des chiffres et des maux

Chiffres à l’appui, le CESE relève moult indicateurs qui témoignent de cette situation. Une situation qui tranche nettement avec les aspirations du Maroc pour l’égalité et la parité, telles que, solennellement, inscrites dans l’article 19 de la Constitution ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume.

Aussi, est-il, pour toute fin utile, de reprendre ces chiffres tels que détaillés par le CESE :

En 2019, environ "une femme sur deux a subi au moins un acte de violence, tous contextes et toutes formes confondues. Plus de 30 000 autorisations ont été accordées en 2018 pour conclure un mariage avec des .filles mineures, sans compter les unions non légalisées".

Au Parlement, "la part des femmes ne dépasse pas 10 % au sein de la Chambre des Conseillers et 21 % dans la Chambre des Représentants Au niveau des instances territoriales, les femmes sont également peu représentées (27 %), avec deux femmes présidentes de régions contre 10 hommes".

En 2020, "moins d’une femme sur cinq est active".


Une autonomie compromise

Le tout porte atteinte à l’autonomie économique et financière des femmes et les rend fortement dépendantes d’autrui au détriment de leur émancipation tant au niveau du ménage qu’au sein de la société.

Partant de la, le CESE estime qu’il devient "nécessaire d’assurer une mise en œuvre effective des droits des femmes tout en luttant efficacement et avec rigueur contre les violences qui leur sont faites " et préconise  à cet effet de procéder à un certain nombre de changements institutionnels, juridiques, opérationnels et socioculturels.

Par Noureddine BATIJE



Noureddine Batije


Rédigé par Noureddine Batije le Samedi 6 Mars 2021

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