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Alger brûle tout !


Après les incendies de forêts, voici qu 'Alger veut également brûler les ponts avec Rabat. Le haut conseil de sécurité algérien a décidé de revoir ses relations avec le Maroc, accusé de jouer au pyromane en Kabylie. Même les Algériens n’y croient pas.



Décidemment, faire porter la responsabilité au Maroc de tous les malheurs de l’Algérie est devenu un réflexe pavlovien chez les dirigeants du pays voisin.

Cela ne relève plus de la politique, mais de la psychiatrie.

Les caporaux d’Alger feraient sûrement de bons clients pour notre cher Dr El Othmani, quand il aura enfin libéré ses fonctions de chef du gouvernement.

Besoin d’ennemi extérieur

Tout le monde s’étonne de cette prise de position hostile d’Alger envers le Maroc, à moins de trois semaines du discours royal appelant à un dialogue entre les deux pays voisins.

Et juste quelques jours après que le roi ait donné ses consignes pour mettre à la disposition de l’Algérie deux avions de lutte contre les incendies de forêts, une aide qui a d’ailleurs été ignorée.

Rien de plus logique, toutefois, de la part des caporaux d’Alger, qui ont besoin du Maroc comme ennemi extérieur pour détourner l’attention de leur population de leur médiocre gouvernance.

Ils sont même vexés que le Maroc refuse de jouer le rôle qu’ils lui ont dévolu, alors qu’ils ont tellement besoin d’une guerre pour faire taire le Hirak.

Planète en feu

Les Algériens, qui ne sont pas stupides, sont encore plus en colère que leurs dirigeants n’arrêtent plus de leur raconter des mensonges, plus flagrants les uns que les autres.

En raison de la canicule, les incendies de forêts ravagent la planète des Etats-Unis à la Sibérie, en Extrême Orient russe, en passant par le Sud de l’Europe et l’Afrique du nord. A la date de la rédaction de cet article, 103.124 foyers d’incendies étaient détectés à travers le globe.

Pourtant, ni la Turquie, ni la Grèce, ni l’Italie, ni le Maroc, pour ne parler que de pays méditerranéens ayant un climat proche de celui de l’Algérie, n’ont accusé qui que ce soit d’un phénomène que tous les experts expliquent par le réchauffement climatique.

Acte de sauvagerie

Les Algériens ont encore moins apprécié le sort réservé au militant du Hirak, Djamel Bensmaïl, arrêté par la polie en Kabylie et accusé de pyromanie, ensuite livré à une foule ivre de rage pour le lyncher.

Un acte d’une extrême sauvagerie, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, qui a désolé maint algériens. Le jeune artiste guitariste a été assassiné une deuxième fois, quand le régime algérien a politisé l’affaire pour diffamer le mouvement autonomiste kabyle et le Maroc.

Tout le monde en Algérie est conscient que le régime en place cherche à diviser les Algériens et les monter les uns contre les autres, pour détourner leur attention du piètre état dans lequel se trouve le pays voisin de l’Est.


La main toxique de Taoufik

Des rumeurs de plus en persistantes en Algérie font état d’agents du renseignement, toujours sous la férule du Général Taoufik, même si à la retraite, qui seraient à l’origine des feux de forêts en Kabylie.

La police algérienne s’est trouvée extrêmement gênée quand elle s’en est rendu compte. Ce qui expliquerait l’actuel cafouillage du régime schizophrène d’Alger.

Susciter des affrontements violents entre les Kabyles et le reste des Algériens, même si cela devait aboutir à une déchirure de la nation, vaut toujours mieux pour les dirigeants algériens que de perdre le pouvoir sous la pression continue du Hirak.

Le facteur kabyle

Il est d’ailleurs étrange de constater tous les efforts déployés par le régime algérien pour pousser le mouvement autonomiste kabyle dans les bras du Maroc.

Après tout, Omar Hilal, le représentant du Maroc auprès des Nations Unies, n’a rien dit d’autre que le principe d’autonomie si cher à Alger, devrait également s’appliquer aux Kabyles.

A aucun moment le Maroc n’a réellement apporté son soutien au mouvement autonomiste kabyle. L’impression donnée par les dirigeants algériens qu’ils auraient aimé le voir pousser plus loin, de manière à justifier un conflit ouvert.

L’ombre de l’Iran

Quand aux relations entre le Maroc et Israël, invoquées par les dirigeants algériens pour crier aux loups, il faut préciser qu’Israël a ses propres raisons de se méfier d’eux.
Non seulement l’Algérie dispose d’un arsenal militaire, plus précisément d’une flotte de chasseurs russes de dernière génération, qui attise l’inquiétude d’Israël, mais en outre le pays voisin entretient des liens importants avec l’Iran, d’où la crainte d’un transfert de technologies nucléaires à Alger.
Au bord du gouffre, le régime algérien privilégie la fuite en avant.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 19 Août 2021

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