Après le soleil du désert et le vent des montagnes, voici celui de l’océan.
Le 3 septembre, le cabinet spécialisé OWC a confirmé que le consortium qu’il dirige avait été sélectionné par la Banque européenne d’investissement pour réaliser l’étude de faisabilité du premier développement éolien offshore du Maroc.
Le projet, soutenu par MASEN, sera étudié sur la façade atlantique, avec une attention particulière portée à une implantation près d’Essaouira.
Nous n’en sommes donc pas encore au chantier.
Il faudra examiner les vents, les fonds marins, les raccordements électriques, les impacts environnementaux, les coûts et naturellement la viabilité économique.
Mais le passage à une étude de faisabilité constitue déjà une étape intéressante.
Le 3 septembre, le cabinet spécialisé OWC a confirmé que le consortium qu’il dirige avait été sélectionné par la Banque européenne d’investissement pour réaliser l’étude de faisabilité du premier développement éolien offshore du Maroc.
Le projet, soutenu par MASEN, sera étudié sur la façade atlantique, avec une attention particulière portée à une implantation près d’Essaouira.
Nous n’en sommes donc pas encore au chantier.
Il faudra examiner les vents, les fonds marins, les raccordements électriques, les impacts environnementaux, les coûts et naturellement la viabilité économique.
Mais le passage à une étude de faisabilité constitue déjà une étape intéressante.
Une éolienne en mer est presque une industrie
Car l’offshore n’est pas simplement de l’éolien terrestre que l’on aurait déplacé dans l’océan.
Les turbines sont gigantesques. Elles nécessitent fondations ou plateformes flottantes, câbles sous-marins, navires spécialisés, ports capables de manipuler des composants énormes, systèmes électriques, maintenance maritime et ingénierie complexe.
Autrement dit, derrière chaque mégawatt produit apparaît une chaîne de valeur industrielle.
Et c’est probablement là que se trouve la vraie question marocaine.
Les turbines sont gigantesques. Elles nécessitent fondations ou plateformes flottantes, câbles sous-marins, navires spécialisés, ports capables de manipuler des composants énormes, systèmes électriques, maintenance maritime et ingénierie complexe.
Autrement dit, derrière chaque mégawatt produit apparaît une chaîne de valeur industrielle.
Et c’est probablement là que se trouve la vraie question marocaine.
Importer les turbines ou fabriquer la filière ?
Le Maroc connaît déjà cette problématique.
Dans l’automobile, le Royaume ne s’est pas contenté d’accueillir des voitures étrangères : il a progressivement construit autour des constructeurs tout un écosystème de câblage, sièges, pièces, ingénierie et fournisseurs.
L’éolien offshore pourrait suivre une logique comparable.
Toutes les technologies ne seront évidemment pas marocaines au départ.
Mais certaines structures métalliques, opérations portuaires, câbles, travaux maritimes, maintenance ou services d’ingénierie pourraient progressivement être localisés.
Essaouira deviendrait alors davantage qu’un site de production électrique : le laboratoire d’une nouvelle industrie atlantique.
Dans l’automobile, le Royaume ne s’est pas contenté d’accueillir des voitures étrangères : il a progressivement construit autour des constructeurs tout un écosystème de câblage, sièges, pièces, ingénierie et fournisseurs.
L’éolien offshore pourrait suivre une logique comparable.
Toutes les technologies ne seront évidemment pas marocaines au départ.
Mais certaines structures métalliques, opérations portuaires, câbles, travaux maritimes, maintenance ou services d’ingénierie pourraient progressivement être localisés.
Essaouira deviendrait alors davantage qu’un site de production électrique : le laboratoire d’une nouvelle industrie atlantique.
Tanger Med a montré la méthode
Le Maroc possède justement un avantage que tous les pays producteurs d’énergie renouvelable n’ont pas : une infrastructure portuaire et industrielle déjà importante.
Tanger Med, Jorf Lasfar et demain Nador West Med montrent que le Royaume sait construire des plateformes connectées aux chaînes mondiales.
L’éolien offshore pourrait créer une nouvelle articulation entre énergie, ports et industrie.
Il faudra naturellement attendre les conclusions des études avant de parler de parc réellement construit.
Mais le débat stratégique peut commencer dès maintenant.
La réussite ne se mesurera pas seulement au nombre de mégawatts produits au large d’Essaouira.
Elle se mesurera aussi au nombre d’emplois, d’ingénieurs, de fournisseurs et de composants que le Maroc aura réussi à mettre derrière ces mégawatts.
Produire le vent serait une première victoire. Produire aussi les machines qui le transforment en électricité serait la suivante.
Tanger Med, Jorf Lasfar et demain Nador West Med montrent que le Royaume sait construire des plateformes connectées aux chaînes mondiales.
L’éolien offshore pourrait créer une nouvelle articulation entre énergie, ports et industrie.
Il faudra naturellement attendre les conclusions des études avant de parler de parc réellement construit.
Mais le débat stratégique peut commencer dès maintenant.
La réussite ne se mesurera pas seulement au nombre de mégawatts produits au large d’Essaouira.
Elle se mesurera aussi au nombre d’emplois, d’ingénieurs, de fournisseurs et de composants que le Maroc aura réussi à mettre derrière ces mégawatts.
Produire le vent serait une première victoire. Produire aussi les machines qui le transforment en électricité serait la suivante.












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