Un basculement industriel majeur
Longtemps considéré comme une simple base d’assemblage, le Maroc s’impose désormais comme un véritable pilier industriel du groupe. Cette montée en puissance repose sur deux sites clés : le complexe de Tanger et l’usine de Casablanca. Le site de Tanger, fer de lance du dispositif, a produit près de 300 000 véhicules en 2025, devenant l’un des plus performants à l’échelle mondiale. À Casablanca, la SOMACA a assemblé plus de 95 000 unités, assurant une production complémentaire et flexible.
Une performance portée par le marché local
Cette dynamique industrielle s’accompagne d’une forte présence commerciale. Renault détient près de 38 % de parts de marché au Maroc, plaçant le Royaume parmi ses dix premiers marchés mondiaux. Certains modèles produits localement illustrent cette réussite. Le Renault Express s’impose comme une référence sur le marché national, tandis que d’autres véhicules comme le Kardian réalisent une part significative de leurs ventes au Maroc.
Transition énergétique et innovation
Au-delà des volumes, le Maroc devient un laboratoire pour la transformation du modèle industriel du groupe. L’usine de Tanger se distingue par sa stratégie de décarbonation, reposant largement sur les énergies renouvelables et visant une alimentation entièrement verte. Cette orientation s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, avec l’intégration croissante de matériaux recyclés dans la fabrication des véhicules.
Une montée en gamme dans la chaîne de valeur
Le Royaume ne se limite plus à la production. Il renforce sa position dans l’ingénierie, en participant désormais à la conception et à l’optimisation des véhicules. Ce positionnement devrait être consolidé par des projets de formation et de développement des compétences, notamment dans les domaines de l’électrification et du digital.
Un contexte global contrasté
Cette progression intervient alors que Renault évolue dans un environnement international complexe. Malgré des ventes dépassant 2,3 millions de véhicules et un chiffre d’affaires proche de 58 milliards d’euros, les résultats nets ont été affectés par des ajustements liés à sa participation dans Nissan. Le rôle du Maroc apparaît ainsi comme un facteur de stabilité et de compétitivité dans la stratégie globale du groupe.












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