Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques, la parole marocaine à Davos s’est voulue stable et lisible. Lors de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial, Aziz Akhannouch a exposé les principaux projets d’investissement réalisés au Maroc sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste. Loin des effets d’annonce spectaculaires, le chef du gouvernement a insisté sur une vision de long terme, construite progressivement autour d’infrastructures solides et d’un État social renforcé.
Face à un parterre de décideurs économiques et institutionnels, le ministre a rappelé que les investissements engagés ne relèvent pas d’une logique ponctuelle, mais d’un choix stratégique assumé. Routes, équipements urbains, réseaux de transport, mais aussi services publics essentiels : ces chantiers structurants constituent, selon lui, le socle de la croissance marocaine. Une croissance pensée non pas uniquement en termes de chiffres, mais en impact direct sur la vie quotidienne des citoyens.
Aziz Akhannouch a particulièrement mis l’accent sur les projets programmés à l’horizon 2030. La construction d’hôpitaux, le renforcement des infrastructures scolaires, l’amélioration des systèmes de transport et le développement urbain figurent parmi les priorités affichées. L’objectif est clair : améliorer l’accès aux services publics et réduire les disparités territoriales, tout en accompagnant la modernisation de l’économie nationale. « Ces efforts témoignent de la volonté du pays de se positionner comme une nation en pleine croissance avec de grandes capacités pour l’avenir », a-t-il déclaré à la presse en marge du forum.
Ce message trouve un écho particulier à Davos, où la confiance constitue une monnaie rare. Selon le chef du gouvernement, l’intérêt manifesté par les investisseurs étrangers pour les grands projets en cours au Maroc confirme la crédibilité de cette orientation. Dans un environnement mondial instable, la continuité des politiques publiques et la clarté des priorités deviennent des atouts majeurs. Le Maroc cherche ainsi à se distinguer par un cadre économique prévisible, adossé à une vision sociale assumée.
Au-delà de la séduction des capitaux, le discours d’Aziz Akhannouch traduit aussi une lecture plus large du développement. L’investissement dans l’État social n’est plus perçu comme une charge, mais comme un levier de compétitivité et de cohésion. Une approche qui répond aux attentes d’une nouvelle génération marocaine, plus attentive à la qualité des services publics, à l’emploi et aux opportunités offertes sur l’ensemble du territoire.
À Davos, le ministre n’a pas promis de miracles. Il a défendu une trajectoire. Celle d’un Maroc qui avance par étapes, mise sur ses infrastructures et place l’État social au cœur de son modèle de développement, convaincu que c’est dans cette cohérence que se construit, durablement, la confiance internationale.












L'accueil















