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Benkirane appelle au calme !




Ceci n’est pas un jeu ! 
 
« On ne badine pas avec l’intérêt national » si tant est qu’on puisse cerner, circonscrire la portée, l’aura du message monophonique, discipliné,  de  Benkirane qui, au lieu des quatre chemins, des circonlocutions du genre, du verbe contourné,  opte pour le droit-au-but.

Ce dernier, dans une mise-au-point, qu’il jugea nécessaire, qui n’engage que lui, sans que l’autorité n’en découle du parti, prenant appui sur sa seule notoriété publique, sur l’oreille aux aguets, celle de son audience,  s’est pris rondement  aux membres de son  parti.

Une cloche qui rend un son de reproche, aux airs de la réprimande. Un reproche, comme pour pointer un manquement à l’éthique, à une façon de faire qui tranche de fait avec la chose politique.

De cette discorde malsaine, de  ces disparités qui prirent lieu et place suite à la signature du  chef de gouvernement du document attestant de la reprise des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël.

Le temps est à l’union !
 
 Les remous, les grabuges du parti à ce sujet n’ont pas laissé, tari,  de se frayer un chemin au tracé ostentatoire pour déboucher sur l’opinion, l’oreille publique.

Nous nous en voulons pour preuve cette sortie de route ?  Cette sortie tonitruante, indélicate,  du ministre Amekraz sur une chaine iranienne  qui n’eut comme mérite que la clarté du propos, eut tout le démérite au vu de  nos patriotes qui ne transigent pas sur l’intérêt national.

Benkirane reprit de plus belle pour restituer le contexte de cette affaire dissonante, dit au mot « qu’il ne s’agit pas d’un match interne », que le temps n’est pas à la désunion, que le  Maroc est à présent sous la loupe mondiale, scruté, observé, enserré de  par des pays de taille, pour ne citer que les États-Unis.

Qu’il sied battre d’une seule et  même cadence, celle qui hisse l’intérêt du pays au-delà de tout calcul politique, de toute combine, de toute sensibilité partisane. Qu’il ne sied pas que  de laver notre linge sur la scène publique. 


Morocco first !
 
 
Benkirane, pour relever, bousculer, alléger ce semblant de myopie qui prend sur le parti,  une myopie à tempérament, qui peine à percer de ces choses à venir, émet dans le chaud de son intervention une hypothèse qui laisserait pantois, du moins inciterait à gamberger  plus d’une tête sensée.  

Une hypothèse qui se décline comme suit «  Et si le chef du gouvernement actuel démissionnait ? » Quelles seraient les retombées d’une telle décision ? Une décision, cela s’entend, qui, sous couvert d’une sensibilité qui dit sa couleur, une couleur qui rechigne à se frotter à  celle du rétablissement des liens avec Israël.

Benkirane dit tout aussi bien  que cette décision est souveraine, qu’El Othmani  pouvait user de son livre arbitre,  se rétracter,  mais que  quand on a la charge, en sa qualité du chef de gouvernement, et c’est là son expression, du  deuxième homme d’État, on ne peut se désaxer par rapport à la lignée tracée par le premier homme d’État. Que c’est d’abord le Maroc.  

​rédigé par Hicham Aboumerrouane 








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