Dès les premières minutes de cotation, le ton est donné. Le MASI, principal baromètre de la Bourse de Casablanca, abandonne 1,57% pour s’établir à 18.157,54 points. Une correction nette, presque surprenante au regard de la séance précédente, marquée par une hausse de 2,13%. Ce contraste illustre bien une réalité du marché actions : les mouvements restent rapides, parfois déstabilisants, même pour les investisseurs aguerris.
Dans le sillage du MASI, les autres indices boursiers évoluent également en territoire négatif. Le MASI 20, qui regroupe les valeurs les plus liquides et les plus échangées, recule de 2,09% à 1.341,62 points. Ce repli des grandes capitalisations envoie un signal clair : les investisseurs institutionnels semblent marquer une pause, voire procéder à des ajustements de portefeuille.
Le segment des entreprises intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance n’échappe pas à la tendance. Le MASI ESG cède 0,69% à 1.287,13 points. Une baisse plus contenue, qui montre que ces valeurs résistent légèrement mieux, sans pour autant être immunisées face à la volatilité ambiante.
Même constat du côté des petites et moyennes capitalisations. Le MASI Mid and Small Cap recule de 2,02% à 1.854,68 points. Historiquement plus sensibles aux mouvements de marché, ces valeurs amplifient souvent les phases de correction, ce qui semble se confirmer en ce début de semaine.
Au fond, cette ouverture en baisse ressemble à une phase d’ajustement après l’élan observé en fin de semaine dernière. Sur le marché, certains opérateurs évoquent une respiration nécessaire, dans un contexte où les arbitrages se multiplient et où la visibilité reste limitée.
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