« La moitié de la nuit au téléphone avec Achraf »
À la veille d’un match de Ligue des champions avec le Real Madrid, Mbappé n’a pas parlé que de football. Il a surtout parlé d’humain. « J’ai passé la moitié de la nuit au téléphone avec Achraf », a-t-il confié. Une phrase simple, mais lourde de sens. Le capitaine des Lions de l’Atlas, anéanti après cette finale perdue à domicile, n’était clairement pas seul.
Présent au Maroc pendant la compétition, Mbappé a suivi de près le parcours des Lions. Il savait ce que cette CAN représentait. Une attente de presque cinquante ans. Une occasion historique. Et une déception immense.
Brahim Díaz, le penalty et la tempête
Le nom de Brahim Díaz est revenu avec insistance après la finale, notamment à cause du penalty manqué qui aurait pu changer le destin du match. Là aussi, Mbappé a tenu à calmer le jeu. Pas de jugement. Pas de leçon. Juste du soutien.
« Avant le football, il y a la personne », a insisté l’attaquant madrilène. Il a confirmé avoir envoyé un message à Brahim, conscient de la violence des critiques. À Madrid, le vestiaire se prépare déjà à l’accueillir, non pas comme un joueur fautif, mais comme un homme à relever. Dans un football ultra-exposé, ce genre de prise de parole pèse lourd.
Une défaite qui dépasse le terrain
Mbappé n’a pas minimisé l’impact de cette finale ratée. « Le peuple marocain attendait ce titre depuis des années », a-t-il rappelé. Cette CAN 2025 n’était pas un tournoi comme les autres. Organisation XXL, ferveur populaire, génération dorée… Tout semblait aligné. Et pourtant.
Pour beaucoup, cette défaite s’est jouée autant dans la tête que dans les jambes. Mbappé l’a dit à demi-mot. La vie d’un footballeur, ce sont aussi ces nuits sans sommeil, ces silences, ces doutes. Lui les a connus. Il sait.
Au-delà du score, cette sortie médiatique de Mbappé rappelle une chose essentielle : le football ne se résume pas à un tir manqué ou à un trophée perdu. Ce sont des hommes, des amitiés, des cicatrices aussi. Le Maroc a perdu une finale, mais pas le respect de ses pairs. Et parfois, dans la douleur, ça compte plus qu’un titre.












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