Les chiffres, d’abord, tracent les contours d’un succès indiscutable.
Routes élargies, transports modernisés, équipements sportifs rénovés, espaces publics requalifiés. L’urbanisation s’est accélérée, non comme un simple décor pour l’événement, mais comme un investissement pour l’avenir.
Le Maroc n’a pas construit pour la CAN seulement ; il a construit au-delà de la CAN.
Car l’emploi temporaire n’est une victoire que s’il ouvre la voie à une stabilité durable. C’est là que la CAN 2025 révèle son sens profond. Elle n’était pas une destination finale, mais un passage stratégique.
Un test grandeur nature avant l’horizon de la Coupe du Monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Et ce test, le Royaume l’a abordé avec méthode. 12 000 jeunes formés aux métiers du tourisme, de l’accueil et de l’événementiel : des compétences concrètes, immédiatement mobilisables demain, capables d’irriguer l’économie bien au-delà des compétitions.
Dans les coulisses, une autre transformation s’est opérée, plus discrète mais tout aussi décisive.
Il a prouvé qu’il pouvait accueillir le monde sans improviser, organiser à grande échelle sans se disperser, investir sans gaspiller. En ce sens, la CAN 2025 est un grand test réussi.
Mais la réussite conjoncturelle n’est jamais une fin.
Celui où l’instant doit devenir structure, où l’émotion doit se muer en stratégie, où la fête doit laisser place à la durabilité. Le Maroc en a posé les fondations. À lui désormais d’en écrire la continuité.
Rédigé par Abdelghani El Arrasse - Économiste membre de L’AEI.












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