Le Conseil d’administration de la CGEM, réuni le 15 avril 2026, a validé la candidature du binôme Tazi-Bachiri pour le mandat 2026-2029. Les statuts ont été respectés, les conditions d’éligibilité jugées remplies, et aucun autre ticket n’est venu contester sérieusement la course. Le vote du 14 mai ressemble donc davantage à une formalité qu’à une confrontation de visions. Ce genre de configuration peut rassurer les partisans de la stabilité. Il peut aussi nourrir une lecture moins confortable : quand le principal corps représentatif du patronat ne produit pas de compétition interne visible, cela dit quelque chose de son état réel.
La CGEM traverse pourtant une période où le débat stratégique devrait être intense. Réindustrialisation, foncier, coût du financement, transition énergétique, emploi qualifié, 5G, logistique, intégration africaine, rapport au gouvernement, place du privé dans les grands chantiers publics… les dossiers ne manquent pas. Le patronat marocain n’a pas besoin d’une simple transmission institutionnelle ; il a besoin d’une parole forte, lisible et parfois inconfortable, capable d’agréger les grandes entreprises sans invisibiliser les PME. Or l’absence de concurrence électorale prive mécaniquement l’organisation d’un moment de clarification publique.
Cela ne condamne pas le duo Tazi-Bachiri, évidemment. On peut y voir, au contraire, la reconnaissance d’un profil jugé crédible dans un contexte où les acteurs économiques veulent de la prévisibilité. Mais ce confort apparent peut devenir un piège. Une présidence élue sans tension héritera d’une attente plus lourde : prouver vite qu’elle n’est pas simplement l’issue naturelle d’un entre-soi bien ordonné.
La CGEM joue plus qu’une séquence électorale. Elle joue sa capacité à représenter une économie marocaine en mutation, plus diversifiée, plus tendue aussi, où les intérêts ne sont pas toujours alignés. L’absence de suspense ne doit donc pas dispenser de l’essentiel : sur quoi sera jugée la prochaine mandature ? À vrai dire, la vraie campagne commence peut-être après l’élection.
La CGEM traverse pourtant une période où le débat stratégique devrait être intense. Réindustrialisation, foncier, coût du financement, transition énergétique, emploi qualifié, 5G, logistique, intégration africaine, rapport au gouvernement, place du privé dans les grands chantiers publics… les dossiers ne manquent pas. Le patronat marocain n’a pas besoin d’une simple transmission institutionnelle ; il a besoin d’une parole forte, lisible et parfois inconfortable, capable d’agréger les grandes entreprises sans invisibiliser les PME. Or l’absence de concurrence électorale prive mécaniquement l’organisation d’un moment de clarification publique.
Cela ne condamne pas le duo Tazi-Bachiri, évidemment. On peut y voir, au contraire, la reconnaissance d’un profil jugé crédible dans un contexte où les acteurs économiques veulent de la prévisibilité. Mais ce confort apparent peut devenir un piège. Une présidence élue sans tension héritera d’une attente plus lourde : prouver vite qu’elle n’est pas simplement l’issue naturelle d’un entre-soi bien ordonné.
La CGEM joue plus qu’une séquence électorale. Elle joue sa capacité à représenter une économie marocaine en mutation, plus diversifiée, plus tendue aussi, où les intérêts ne sont pas toujours alignés. L’absence de suspense ne doit donc pas dispenser de l’essentiel : sur quoi sera jugée la prochaine mandature ? À vrai dire, la vraie campagne commence peut-être après l’élection.












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