Le ministère de la Santé met en avant une baisse continue de l’incidence du cancer du col de l’utérus au Maroc, désormais quatrième cancer féminin avec un taux d’environ 8,3 cas pour 100.000 femmes. Cette évolution positive s’inscrit dans le cadre du Plan national de lutte contre le cancer 2020–2029, aligné sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
La stratégie repose sur trois piliers : la prévention, avec l’intégration du vaccin contre le papillomavirus humain dans le Programme national d’immunisation depuis 2022, le dépistage ciblant les femmes de 30 à 49 ans, et le renforcement des structures de référence. Environ 500.000 femmes bénéficient chaque année des services de dépistage dans 61 préfectures et provinces.
Mais les associations de lutte contre le cancer alertent sur un décalage persistant entre les objectifs affichés et la réalité du terrain. Elles pointent une couverture vaccinale jugée insuffisante, un manque de sensibilisation et des inégalités d’accès aux soins, appelant à une généralisation plus précoce et plus large du vaccin contre le HPV.












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