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Cinéma marocain: des films qui résistent au temps et au box-office, entre divertissement et regard social


Rédigé par le Mardi 17 Février 2026

«Famille au-dessus de tout soupçon », «Casa Guira», «La Mer lointaine», «MyFriends»… Des œuvres marocaines s’imposent durablement en salles et séduisent le public.



Alors que de nombreuses sorties nationales quittent l’affiche quelques semaines après leur lancement, plusieurs films marocains parviennent à s’imposer et à prolonger leur présence en salles, continuant de rivaliser au box-office sans être retirés de la programmation.

Cette résistance ne témoigne pas seulement de leur capacité à attirer le public; elle révèle aussi une évolution des goûts, ainsi qu’une confiance croissante envers la production nationale, notamment lorsque celle-ci conjugue dimension divertissante et questionnement social.

Parmi les titres phares figure «Famille au-dessus de tout soupçon» du réalisateur Hicham El Jabbari. Le film adopte une approche de comédie à suspense autour d’une famille confrontée à un dilemme moral. L’intrigue suit un clan soudainement embarqué dans une aventure inattendue, obligé de trancher entre intérêt personnel et sacrifice pour préserver les valeurs familiales, piliers de la société marocaine.

Le long métrage mêle humour et enjeu dramatique, capitalisant sur la chaleur du rassemblement familial et ses contradictions émotionnelles. Face à des crises successives, les protagonistes se déplacent de façon incessante pour échapper aux conséquences d’arnaques dans lesquelles ils se sont retrouvés impliqués. Entre épisodes de fuite, le récit alterne comédie noire et saynètes quotidiennes, plaçant les personnages dans une quête permanente d’issue. Le film réunit le duo Aziz Dadas et Majdouline El Idrissi dans des rôles principaux, soutenu par des performances remarquées de Rafik Boubker, Nafissa Benchehida, Sara Bouaabbad, Nihal Salama et Ayman Rahim, un casting qui a renforcé son attrait commercial et sa longévité en salles.

«Casa Guira» d’Omar Lotfi poursuit également sa route en programmation, porté par une narration nerveuse ancrée dans Casablanca, présentée à la fois dans ses contradictions sociales et ses détails humains. L’histoire suit Ismail, libéré après douze ans de prison pour vol d’or, qui se retrouve dans une course absurde avec son ami d’enfance, Nassim, à la recherche d’un coffre d’or disparu. Le propriétaire en a laissé la carte secrète tatouée sur son corps avant de mourir.

Les événements s’enchaînent sur un ton satirique: funérailles chaotiques, hôpitaux et prisons inattendus, médecins imposteurs, mariages qui virent à l’aventure, dans un jeu de survie rythmé par trahisons et révélations. Le film réunit Karima Gouit, Rachid Rafiq, Anas El Baz, Tarek El Boukhari, Hanan El Khodr et Hafssa El Bourkadi, avec la participation de la regrettée Naima Bouhamala, ce qui a dopé son aura populaire.

Dans un registre différent, «La Mer lointaine» de Saïd Hamich s’impose malgré son appartenance au cinéma d’auteur. Sur 117 minutes, il déploie une fresque humaine autour de «Nour», jeune Marocain parti en migration irrégulière vers Marseille. Aux côtés d’amis algériens, il tente de composer avec un quotidien précaire et un sentiment d’aliénation. Le film propose une palette visuelle variée, entre intérieurs et extérieurs, pour peindre l’exil avec une réaliste poésie. Le héros oscille entre douleur de la coupure et persistance du rêve, fidélité aux valeurs du pays natal et choc des modes de vie. L’œuvre ouvre un débat sur l’intégration des migrants dans les sociétés d’accueil et les défis sociaux, culturels et économiques qui l’accompagnent.

De son côté, «MyFriends» de Raouf Sebbahi continue d’attirer un public jeune. Il raconte l’histoire d’un héros surnommé «MyFriends», engagé depuis cinq ans dans une relation amoureuse virtuelle avec une Américaine. À l’annonce de sa visite au Maroc, la rencontre tourne à l’aventure inattendue face à un gang armé, dans un mélange de suspense et de comédie. Porté par Yassar Lmaghari, Abdelilah Ajil, Jamila El Houni, Tarek El Boukhari, Ayoub Abou Ennassr et Israa Ben Karara, le film propose une approche légère des thèmes de la jeunesse, de l’ambition et du rêve d’ailleurs, assurant une fréquentation soutenue.

Ces œuvres montrent qu’en dépit des défis liés à la concurrence des plateformes et à la saisonnalité de la demande, le cinéma marocain peut entretenir une dynamique durable en salles. En diversifiant les thèmes et les formes, comédie sociale, aventure, drame humain et en s’ancrant dans les préoccupations du public, elles consolident leur présence au box-office sur la durée. Leur résilience traduit une confiance renouvelée du spectateur marocain, et un rapport en mutation à l’offre locale, devenue miroir de ses questions quotidiennes et de ses préoccupations partagées.





Mardi 17 Février 2026

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