La 4e édition du Festival international «L’Âme des Cultures» a été lancée dimanche 15 février à Bayt Dakira, à Essaouira, en présence de responsables institutionnels, de diplomates et d’acteurs culturels et spirituels.
Co-organisée par l’Association «Jeunes de l’Art Authentique pour le Samaâ et le Patrimoine» de la Zaouïa Kadiria d’Essaouira, la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée et la Fondation Machado de Séville, en partenariat avec l’Association Essaouira-Mogador, cette édition met à l’honneur les valeurs de coexistence et de dialogue interreligieux. Elle éclaire les fondements culturels et spirituels partagés des sociétés méditerranéennes et rappelle le rôle de la culture et de la spiritualité comme leviers de rapprochement entre les peuples.
Dans son allocution, le Conseiller de SM le Roi et Président-Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, a souligné que ce rendez-vous dépasse la simple célébration esthétique ou émotionnelle. Il incarne, selon lui, la singularité du modèle marocain qui, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, affirme une identité plurielle fondée sur la reconnaissance et la valorisation de la diversité. Le Maroc, et Essaouira en particulier, demeure l’un des rares lieux où musulmans, juifs et chrétiens peuvent encore se rassembler pour dialoguer et se reconnaître, à rebours d’un contexte mondial marqué par la montée des extrémismes et l’effritement des mémoires partagées.
M. Azoulay a invité l’assistance à mesurer la portée symbolique et universelle de cette expérience marocaine: la mise en dialogue des mémoires, spiritualités et cultures relève d’un choix civilisationnel assumé, nourri par l’histoire et porté par une Vision Royale tournée vers l’avenir.
Patricia del Pozo, Conseillère à la Culture et au Sport du Gouvernement régional d’Andalousie, a mis en avant la force symbolique du festival, dont le message déborde largement les frontières du Maroc et de l’Andalousie. Elle a appelé à faire rayonner, dans un monde traversé d’incompréhensions, l’esprit de dialogue, de diversité et de concorde incarné par cette manifestation, et a réaffirmé l’engagement des institutions andalouses aux côtés des partenaires marocains.
L’Ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda, s’est félicité de l’excellence des relations bilatérales, «à leur meilleur niveau historique», confirmées par la récente réunion de haut niveau à Madrid. Au-delà des liens politiques et économiques, il a insisté sur la dimension immatérielle et culturelle, héritée notamment d’Al-Andalus, qui demeure une référence vivante et tournée vers l’avenir.
Charaf Ahmimed, directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb à Rabat, a rappelé qu’Essaouira est un modèle reconnu de diversité interculturelle: ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, membre du Réseau des villes créatives depuis 2019, à l’histoire cosmopolite mêlant composantes amazighe, arabo-musulmane, juive et africaine. Il a invité à dépasser la simple tolérance pour tendre vers une véritable fraternité, soulignant que le dialogue interculturel est un processus actif d’écoute, de reconnaissance et de co-création.
Le directeur du festival, Hicham Dinar, est revenu sur la genèse de l’événement, né en 2023 comme une expérience spirituelle et culturelle visant à intensifier la rencontre entre confessions et à montrer la capacité de l’art et de la spiritualité à bâtir des ponts entre musulmans, chrétiens et juifs. Le festival s’inscrit ainsi dans un parcours de réflexion et d’expérimentation: conférences, tables rondes et expressions artistiques autour de l’hospitalité, du sacré partagé, des rituels populaires et de l’artisanat.
La journée d’ouverture a été marquée par une messe solennelle à l’Église Notre-Dame de l’Assomption d’Essaouira, en présence de l’archevêque de Rabat, le cardinal López-Romero, et d’autres responsables religieux, illustrant la dimension spirituelle et interconfessionnelle portée par l’événement.
Une table ronde intitulée «Hospitalité méditerranéenne: une éthique et une esthétique spirituelles pour le XXIe siècle» a réuni anthropologues, rabbins et chercheurs autour d’une réflexion sur l’hospitalité comme pratique spirituelle, esthétique, sociale et anthropologique, commune aux trois monothéismes et porteuse d’un chemin fécond vers la coexistence contemporaine.
Le Festival international «L’Âme des Cultures» se poursuit jusqu’au 17 février avec un programme dense de rencontres spirituelles, de conférences, de tables rondes et de performances artistiques, réunissant des participants des deux rives de la Méditerranée autour des valeurs de dialogue, de coexistence et de partage, constitutives de l’ADN d’Essaouira.
Co-organisée par l’Association «Jeunes de l’Art Authentique pour le Samaâ et le Patrimoine» de la Zaouïa Kadiria d’Essaouira, la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée et la Fondation Machado de Séville, en partenariat avec l’Association Essaouira-Mogador, cette édition met à l’honneur les valeurs de coexistence et de dialogue interreligieux. Elle éclaire les fondements culturels et spirituels partagés des sociétés méditerranéennes et rappelle le rôle de la culture et de la spiritualité comme leviers de rapprochement entre les peuples.
Dans son allocution, le Conseiller de SM le Roi et Président-Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, a souligné que ce rendez-vous dépasse la simple célébration esthétique ou émotionnelle. Il incarne, selon lui, la singularité du modèle marocain qui, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, affirme une identité plurielle fondée sur la reconnaissance et la valorisation de la diversité. Le Maroc, et Essaouira en particulier, demeure l’un des rares lieux où musulmans, juifs et chrétiens peuvent encore se rassembler pour dialoguer et se reconnaître, à rebours d’un contexte mondial marqué par la montée des extrémismes et l’effritement des mémoires partagées.
M. Azoulay a invité l’assistance à mesurer la portée symbolique et universelle de cette expérience marocaine: la mise en dialogue des mémoires, spiritualités et cultures relève d’un choix civilisationnel assumé, nourri par l’histoire et porté par une Vision Royale tournée vers l’avenir.
Patricia del Pozo, Conseillère à la Culture et au Sport du Gouvernement régional d’Andalousie, a mis en avant la force symbolique du festival, dont le message déborde largement les frontières du Maroc et de l’Andalousie. Elle a appelé à faire rayonner, dans un monde traversé d’incompréhensions, l’esprit de dialogue, de diversité et de concorde incarné par cette manifestation, et a réaffirmé l’engagement des institutions andalouses aux côtés des partenaires marocains.
L’Ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda, s’est félicité de l’excellence des relations bilatérales, «à leur meilleur niveau historique», confirmées par la récente réunion de haut niveau à Madrid. Au-delà des liens politiques et économiques, il a insisté sur la dimension immatérielle et culturelle, héritée notamment d’Al-Andalus, qui demeure une référence vivante et tournée vers l’avenir.
Charaf Ahmimed, directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb à Rabat, a rappelé qu’Essaouira est un modèle reconnu de diversité interculturelle: ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, membre du Réseau des villes créatives depuis 2019, à l’histoire cosmopolite mêlant composantes amazighe, arabo-musulmane, juive et africaine. Il a invité à dépasser la simple tolérance pour tendre vers une véritable fraternité, soulignant que le dialogue interculturel est un processus actif d’écoute, de reconnaissance et de co-création.
Le directeur du festival, Hicham Dinar, est revenu sur la genèse de l’événement, né en 2023 comme une expérience spirituelle et culturelle visant à intensifier la rencontre entre confessions et à montrer la capacité de l’art et de la spiritualité à bâtir des ponts entre musulmans, chrétiens et juifs. Le festival s’inscrit ainsi dans un parcours de réflexion et d’expérimentation: conférences, tables rondes et expressions artistiques autour de l’hospitalité, du sacré partagé, des rituels populaires et de l’artisanat.
La journée d’ouverture a été marquée par une messe solennelle à l’Église Notre-Dame de l’Assomption d’Essaouira, en présence de l’archevêque de Rabat, le cardinal López-Romero, et d’autres responsables religieux, illustrant la dimension spirituelle et interconfessionnelle portée par l’événement.
Une table ronde intitulée «Hospitalité méditerranéenne: une éthique et une esthétique spirituelles pour le XXIe siècle» a réuni anthropologues, rabbins et chercheurs autour d’une réflexion sur l’hospitalité comme pratique spirituelle, esthétique, sociale et anthropologique, commune aux trois monothéismes et porteuse d’un chemin fécond vers la coexistence contemporaine.
Le Festival international «L’Âme des Cultures» se poursuit jusqu’au 17 février avec un programme dense de rencontres spirituelles, de conférences, de tables rondes et de performances artistiques, réunissant des participants des deux rives de la Méditerranée autour des valeurs de dialogue, de coexistence et de partage, constitutives de l’ADN d’Essaouira.












L'accueil


















