L'ODJ Média

lodj





Crise à la FIFA : le Maroc doit-il commencer à penser l’après-Infantino avant 2030 ?


Rédigé par La rédaction le Vendredi 21 Août 2026

À quatre ans de la Coupe du monde organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, la FIFA entre dans une zone de turbulence institutionnelle inhabituelle. Et cette fois, il ne s’agit plus seulement de critiques ou de désaccords internes : plusieurs grandes confédérations discutent désormais ouvertement d’un possible vote de défiance contre Gianni Infantino.



Selon Reuters, des responsables de l’UEFA, de l’AFC et de la Concacaf examinent la possibilité d’engager une procédure visant le président de la FIFA. Le conflit trouve son origine dans le projet, finalement abandonné, de céder à des investisseurs privés jusqu’à 20 % d’une structure commerciale regroupant notamment les droits liés à la Coupe du monde.

La contestation dépasse désormais les dirigeants. Des organisations de supporters européennes, africaines et nord-américaines soutiennent également une pétition réclamant le départ d’Infantino et une réforme de la gouvernance de la FIFA.

Pour le Maroc, cette crise n’est pas abstraite. Rabat est dans le jeu

Le Royaume accueillera une partie de la Coupe du monde 2030 et la Fédération marocaine fait partie des soutiens déclarés d’Infantino. Plusieurs fédérations arabes, dont celle du Maroc, ont réaffirmé leur soutien au président de la FIFA au début du mois.

Le problème n’est donc pas de savoir si le Maroc doit prendre parti publiquement dans une bataille interne.

Il est de savoir si l’organisation du Mondial 2030 est suffisamment robuste pour traverser un changement éventuel de direction de la FIFA.

Une procédure de défiance serait historique. D’après les statuts étudiés par Reuters, 20 % des 211 fédérations membres, soit 43 pays, pourraient demander un congrès extraordinaire. Une majorité simple pourrait alors potentiellement suffire à faire basculer la situation, même si le mécanisme reste juridiquement peu éprouvé.

Et après Infantino ? Voilà la vraie question pour Rabat.

Un nouveau président pourrait modifier les priorités politiques, commerciales ou institutionnelles de la FIFA. Il pourrait revoir certaines pratiques de gouvernance, les relations avec les sponsors, les équilibres entre confédérations ou encore la manière de superviser les grandes compétitions.

Cela ne remettrait évidemment pas en cause du jour au lendemain l’attribution du Mondial 2030.

Mais un événement de cette dimension se prépare avec la FIFA sur des milliers de décisions : infrastructures, sécurité, transports, billetterie, marketing, fan zones, droits médias, gouvernance locale et coordination entre pays organisateurs.

Le Maroc doit donc raisonner au-delà des personnes.

La meilleure protection du projet 2030 est une architecture institutionnelle suffisamment solide pour fonctionner avec Infantino, son successeur ou n’importe quelle équipe dirigeante.

Le Royaume a quatre ans pour construire des stades, des gares, des aéroports et des villes prêtes pour le monde. Il doit aussi construire quelque chose de moins visible : un Mondial capable de survivre aux tempêtes politiques de Zurich.





Vendredi 21 Août 2026

Breaking news | Info en affiche | Communiqué de presse | Gaming | Eco Business | Digital & Tech | Santé & Bien être | Lifestyle | Culture & Musique & Loisir | Sport Maroc | Auto-moto | Room | Podcasts R212 | Les dernières émissions de L'ODJ TV | Last Conférences & Reportages | Bookcase | LODJ Média


Bannière Lodj DJ






LODJ24 TV
آخر الأخبار
جاري تحميل الأخبار...
BREAKING NEWS
📰 Chargement des actualités...

Inscription à la newsletter

Plus d'informations sur cette page : https://www.lodj.ma/CGU_a46.html
















Vos contributions
LODJ Vidéo