Partir sans quitter Salé
On croit parfois que le voyage commence au moment du départ.
Il commence souvent bien avant, dans le désir de comprendre ce qui existe au-delà de l’horizon.
Et il se poursuit longtemps après, dans les replis de la mémoire.
Uppsala, en Suède, est pour l’auteur un lieu de formation académique et humaine.
Mais Salé demeure cette présence discrète qui accompagne les absences et survit aux distances.
Il commence souvent bien avant, dans le désir de comprendre ce qui existe au-delà de l’horizon.
Et il se poursuit longtemps après, dans les replis de la mémoire.
Uppsala, en Suède, est pour l’auteur un lieu de formation académique et humaine.
Mais Salé demeure cette présence discrète qui accompagne les absences et survit aux distances.
La Suède a ses hivers, ses longues nuits, ses lumières pâles et sa réserve légendaire .
Pourtant, le froid du Nord ne semble pas avoir altéré la chaleur du lien qui unit l’auteur à sa ville natale.
Salé n’est pas un décor abandonné derrière soi.
Elle est une terre intérieure, une mémoire vivante.
On peut habiter ailleurs, découvrir d’autres façons de penser et de vivre, tout en restant fidèle à ses origines.
S’ouvrir au monde n’exige pas de renoncer à ses racines.
Cela permet parfois de mieux les comprendre.
Salé n’est pas un décor abandonné derrière soi.
Elle est une terre intérieure, une mémoire vivante.
On peut habiter ailleurs, découvrir d’autres façons de penser et de vivre, tout en restant fidèle à ses origines.
S’ouvrir au monde n’exige pas de renoncer à ses racines.
Cela permet parfois de mieux les comprendre.
Le vétérinaire et le mystère du vivant
La formation de vétérinaire, l’amour des chevaux et l’attachement aux chiens révèlent une autre dimension du parcours de Jamal Hossaini-Hilali : celle d’un homme attentif aux fragilités du vivant.
Soigner un animal, c’est apprendre un langage sans paroles, où le regard, le mouvement et le silence expriment la douleur.
À la page 109, une photographie saisissante montre l’auteur les larmes aux yeux, confronté à une décision déchirante : faire euthanasier son chien fidèle, atteint d’une insuffisance rénale terminale et plongé dans la souffrance.
Le vétérinaire sait reconnaître les limites de la médecine.
L’homme, lui, doit accepter de laisser partir un compagnon, un animal, qui a partagé ses jours et ses silences.
La médecine vétérinaire, c’est aussi une école de compassion.
Soigner un animal, c’est apprendre un langage sans paroles, où le regard, le mouvement et le silence expriment la douleur.
À la page 109, une photographie saisissante montre l’auteur les larmes aux yeux, confronté à une décision déchirante : faire euthanasier son chien fidèle, atteint d’une insuffisance rénale terminale et plongé dans la souffrance.
Le vétérinaire sait reconnaître les limites de la médecine.
L’homme, lui, doit accepter de laisser partir un compagnon, un animal, qui a partagé ses jours et ses silences.
La médecine vétérinaire, c’est aussi une école de compassion.
Des fragments plutôt qu’un monument
Le sous-titre, Tranches de vie, annonce une écriture de la pudeur.
Il recueille des instants, des rencontres, des joies et des peines qui, mis bout à bout, composent le portrait d’une vie.
La mémoire n’est pas une archive immobile.
Elle sélectionne, rapproche, éclaire certains détails et en laisse d’autres dans l’ombre.
Jamal Hossaini-Hilali précise que les faits rapportés sont véridiques, même si certains détails, dialogues, noms ou enchaînements ont été réorganisés pour donner au récit sa densité narrative, sans trahir les événements vécus.
De Salé à Uppsala, en passant par le Maroc, la Suède et l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan-II, les souvenirs personnels croisent les réalités professionnelles, les contextes sociaux et les repères historiques.
L’histoire individuelle devient alors une fenêtre ouverte sur des mondes plus vastes.
Car nos existences portent toujours les traces des sociétés dans lesquelles nous avons grandi, étudié, travaillé et aimé.
Il recueille des instants, des rencontres, des joies et des peines qui, mis bout à bout, composent le portrait d’une vie.
La mémoire n’est pas une archive immobile.
Elle sélectionne, rapproche, éclaire certains détails et en laisse d’autres dans l’ombre.
Jamal Hossaini-Hilali précise que les faits rapportés sont véridiques, même si certains détails, dialogues, noms ou enchaînements ont été réorganisés pour donner au récit sa densité narrative, sans trahir les événements vécus.
De Salé à Uppsala, en passant par le Maroc, la Suède et l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan-II, les souvenirs personnels croisent les réalités professionnelles, les contextes sociaux et les repères historiques.
L’histoire individuelle devient alors une fenêtre ouverte sur des mondes plus vastes.
Car nos existences portent toujours les traces des sociétés dans lesquelles nous avons grandi, étudié, travaillé et aimé.
Une bouteille à la mer, ou le refus de l’oubli
Écrire, pour l’auteur, c’est parler à un inconnu, lancer une bouteille à la mer sans savoir quelle rive l’accueillera.
Qui la ramassera ? Qui l’ouvrira ? Qui prendra le temps de lire ces fragments d’une vie ?
Peut-être un habitant de Salé, qui retrouvera le parfum de son enfance. Peut-être un lecteur suédois, curieux de découvrir le Maroc à travers le regard d’un homme ayant vécu entre deux univers. Peut-être un inconnu, ailleurs, qui reconnaîtra dans ces pages une émotion familière.
Les frontières séparent les territoires, mais les sentiments voyagent sans passeport. La nostalgie, l’amour des animaux, la douleur de la séparation et le désir de transmettre composent une langue silencieuse que chacun peut comprendre.
La littérature ne ressuscite pas le passé. Elle lui offre une chance de survivre dans la conscience d’un autre.
Au bout du voyage, deux villes et une seule mémoire.
Avec De Sala à Uppsala : Tranches de vie, Jamal Hossaini-Hilali ne prétend pas arrêter le temps. Il recueille quelques fragments de son passage sur terre, comme on ramasse des pierres sur un chemin, chacune portant la trace d’un paysage traversé.
Les grandes histoires ne sont pas toujours celles qui bouleversent les nations. Elles se cachent parfois dans un départ pour les études, une conversation familiale ou le dernier regard échangé avec un compagnon fidèle.
Au terme du voyage, Salé et Uppsala deviennent les deux rives d’une même mémoire : l’enracinement et l’ouverture, la fidélité et la découverte.
La bouteille est lancée. Peut-être qu’un lecteur, quelque part au Maroc, en Suède ou ailleurs, la trouvera et se reconnaîtra dans cette histoire qui n’est pas la sienne.
Car tant qu’un souvenir peut être lu, partagé et transmis, il n’a pas tout à fait disparu.
Bonne lecture, et beau voyage entre Sala et Uppsala.
Qui la ramassera ? Qui l’ouvrira ? Qui prendra le temps de lire ces fragments d’une vie ?
Peut-être un habitant de Salé, qui retrouvera le parfum de son enfance. Peut-être un lecteur suédois, curieux de découvrir le Maroc à travers le regard d’un homme ayant vécu entre deux univers. Peut-être un inconnu, ailleurs, qui reconnaîtra dans ces pages une émotion familière.
Les frontières séparent les territoires, mais les sentiments voyagent sans passeport. La nostalgie, l’amour des animaux, la douleur de la séparation et le désir de transmettre composent une langue silencieuse que chacun peut comprendre.
La littérature ne ressuscite pas le passé. Elle lui offre une chance de survivre dans la conscience d’un autre.
Au bout du voyage, deux villes et une seule mémoire.
Avec De Sala à Uppsala : Tranches de vie, Jamal Hossaini-Hilali ne prétend pas arrêter le temps. Il recueille quelques fragments de son passage sur terre, comme on ramasse des pierres sur un chemin, chacune portant la trace d’un paysage traversé.
Les grandes histoires ne sont pas toujours celles qui bouleversent les nations. Elles se cachent parfois dans un départ pour les études, une conversation familiale ou le dernier regard échangé avec un compagnon fidèle.
Au terme du voyage, Salé et Uppsala deviennent les deux rives d’une même mémoire : l’enracinement et l’ouverture, la fidélité et la découverte.
La bouteille est lancée. Peut-être qu’un lecteur, quelque part au Maroc, en Suède ou ailleurs, la trouvera et se reconnaîtra dans cette histoire qui n’est pas la sienne.
Car tant qu’un souvenir peut être lu, partagé et transmis, il n’a pas tout à fait disparu.
Bonne lecture, et beau voyage entre Sala et Uppsala.












L'accueil





Testament d’un ex-expert à la retraite… ou presque 









