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De l'inflation à l'origine du déraillement post-pandémique


Suite à l'effet conjugué d'un certain nombre de facteurs évoluant dans un contexte des plus mouvants, des pressions inflationnistes se déclarent un peu partout dans le monde au point que chaque espace économique use de la possibilité que lui procure les moyens dont il dispose pour y faire face ou d'au moins s'en sortir avec le minimum de dégâts possibles. C'est le chacun pour soi.
Une sorte de fragmentation de l'économie mondiale et de recours à des arbitrages de plus en plus complexes.



Au niveau des marchés financiers, l'on est très sensible à la moindre vibration des indices.

Au niveau des marchés obligataires souverains, l'on guette la cadence d'évolution des taux à l'aune de la réelle portée des rendements.

Au niveau des marchés de change, l'on suit de près, de trop près, les moindres mouvements de devises ou le jeu d'appréciation/dépréciation des unes vis-à-vis des autres. Le match s'avère serré, trop serré.


L’euro, la livre sterling, le yen japonais, le dollar US, la roupie indienne, la livre turque, le renminbi chinois, le real brésilien, le rouble russe... y prennent part, aidés en cela par les décisions de politiques monétaires plus restrictives des grandes banques centrales qui, en guise de riposte à l'accélération de l'inflation, réajustent leurs taux et, au retour à la "normalité" post-Covid, recadrent les achats d’actifs.


Un retour sérieusement compromis tant par la situation qui prévaut en Ukraine et les conséquences qui en découlent que par les contraintes afférentes aux goulots d’étranglement et au renchérissement des matières premières ou coût des facteurs.


Autant de facteurs à même d'entretenir, voire accentuer le pic inflationniste et, en même temps, impacter négativement de larges pans de l'activité et les conséquences qui vont avec en termes d'opportunités d'emploi ou de compression de revenus des ménages.


Déjà, les données jusqu'ici disponibles consacrent cette tendance.


Aux dernières estimations des Institutions de Bretton Woods, "la croissance mondiale devrait chuter de 6,1 % en 2021 à 3,6 % en 2022". Et "à quelques exceptions près, l’emploi et la production resteront généralement en dessous de leurs niveaux pré pandémique jusqu’en 2026".
Et ce, au moment où, que ce soit aux USA ou dans certains pays européens, l'inflation aurait atteint son niveau le plus élevé depuis quarante ans. Idem pour les pays émergents et en développement dont l’augmentation des prix des combustibles conjuguée à celle des denrées alimentaires, en l'absence de marge de manœuvre budgétaire, pourrait amplifier les tensions sociales et accroître le risque de troubles.


Tout un déraillement qui rompt nettement avec le rebond observé en 2021 et occasionne tant et tant de doutes et incertitudes.

 







Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 3 Mai 2022

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