De la balance des risques


Dans son rapport sur la politique monétaire, Bank Al Maghrib procède à l'élaboration d'une certaine balance des risques qui prend en considération un certain nombre de facteurs peu maîtrisables et renseigne, d'une certaine manière, sur le sens d'orientation des perspectives à venir qui en découlent.



Plantant le décor, Bank Al Maghrib, fidèle à ses habitudes, se veut prudente et contextualise son exercice de prévision qui intervient dans une mouvance inédite.

Une conjoncture exacerbée tant par les fortes incertitudes qui la façonnent que par les risques liés à la portée et durée du conflit russo-ukrainien.
Et ses innombrables déclinaisons surtout.

Que ce soit en termes de reprise post-Covid, du coût des matières premières, de chamboulement des chaînes mondiales de production et d’approvisionnement ou en termes de fortes pressions inflationnistes qui vont avec.

Quid du contexte national ?

Déjà palpables, ces perturbations ne sont pas sans conséquence sur l’économie nationale.
De par son interdépendance vis à vis du reste du monde, l'économie marocaine en pâtit.
De par une campagne céréalière compromise, elle encourt le risque d'en souffrir davantage.
Et c'est, sans nul doute, ce qui fait dire à la Banque centrale que la balance des risques est orientée à la baisse pour la croissance et à la hausse pour l’inflation.


Risques baissiers

Volet croissance, Bank Al Maghrib est on ne peut plus explicite : "En dépit des avancées réalisées en matière de vaccination, de la fin de la vague « Omicron », du maintien de l’orientation accommodante de la politique monétaire ainsi que des effets positifs escomptés de l’opérationnalisation du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, des risques baissiers entourent la trajectoire centrale des prévisions" .

Aux derniers chiffres, la valeur ajoutée agricole devrait baisser de 19,8 %, ramenant la croissance économique à 0,7 % en 2022.

Risques à la hausse

S’agissant des perspectives de l’inflation, Bank Al Maghrib lance une mise en garde : En cas de prolongement de la crise russo-ukrainienne et d’application des sanctions contre la Russie, "le renchérissement des matières premières énergétiques et alimentaires, la persistance des goulots d’étranglement des chaînes mondiales d’approvisionnement pourraient entraîner une hausse plus forte et plus persistante que prévu des prix à la consommation".

De même que "les conditions climatiques défavorables et le stress hydrique risquent de peser sur les prix des produits alimentaires à prix volatils".

Déjà, pour 2022, il est question d'un taux d'inflation de l'ordre de 4,7 % contre 1,4 % seulement une année auparavant.





Noureddine Batije
Noureddine BATIJE est un journaliste spécialiste en investigation journalistique et traitement de... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 7 Avril 2022

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