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Des Etats désunis font comme si la pandémie n’existait plus


Aux Etats de moins en moins unis d’Amérique, le président Biden a beau commander 100 millions de doses de vaccin, il n’arrive toujours pas à faire fléchir l’infection au trumpisme qui avait affecté plusieurs Etats de son pays. Dans ces contrées trumpistes, on brûle les masques comme on le faisait pour les sorcières, au 17e siècle, à Salem.



Joe Biden, le président des Etats-Unis
Joe Biden, le président des Etats-Unis
Le gouverneur du Texas, Greg Abott, a décrété la levée totale de toutes les restrictions sanitaires liées à la pandémie du Covid, à compter du mercredi 10 mars.

Les médias américains ont aussitôt crié au scandale. Puis peu de mots sur d’autres Etats, tous aussi « trumpistes », qui ont suivi un mouvement que la Floride avait été, en fait, la première à initier, en septembre 2020.

En fouinant encore plus antécédemment, on découvre la Géorgie et l’Alaska qui n’ont jamais imposé le port du masque à l’échelle d’Etat.

Selon des rumeurs qui ne doivent quant même pas arriver aux oreilles du président Tebboune, à Alger, le vieux Joe aurait maintenu la décision de Trump sur la marocanité du Sahara parce qu’il serait à la recherche d’un fqih marocain capable de chasser le spectre du ‘Donald’ dont l’ombre plane toujours sur le « marais » de Washington.

Bas les masques !

Pour les gouverneurs du Mississippi, de l’Alabama, de l'Arizona, de la Virginie-Occidentale et du Connecticut, outre les autres Etats américains précédemment cités, le Covid, c’est fini !

Il va sans dire que le président Biden, en pleine croisade vaccinale, n’a pas du tout apprécié. Le plus croustillant est qu’il semble ne pas arriver à se faire entendre par les gouverneurs « trumpistes » des dits Etats.

Le président des Etats-Unis doit bien admettre que dans les Etats en question, la levée des restrictions a été autant fêtée dans une explosion de joie par certains que vertement critiquée par d’autres.

Mais quand les petits et moyens entrepreneurs, les travailleurs indépendants et tous les autres corps de métier sévèrement malades d’appauvrissement arrachent leurs masques et les brûlent en public, le problème n’est plus seulement sanitaire. C’est l’édifice sociopolitique qui commence à présenter des fissures.

Revirements

Aux Etats-Unis, 24 millions de personnes ont déclaré avoir souffert de la faim
Aux Etats-Unis, 24 millions de personnes ont déclaré avoir souffert de la faim
L’on dira que le président Biden pourra toujours s’appuyer sur ses propres partisans, ceux-là même qui l’ont porté à la Maison blanche, et même bataillé pour que le Donald daigne ramasser ses valises et quitter les lieux avec femme et enfants.

Sauf que… le vieux Joe n’a pas tenu une bonne partie de ses promesses phares de campagne. Les chèques de 2000 dollars ? Il faudra se contenter de 1400 dollars… La hausse du salaire minimum ? Il vaut mieux froisser les travailleurs que les grands groupes qui financent les campagnes électorales.

La suppression de la dette étudiante ? Non mais, vous plaisantez les jeunes ? Vous vous croyez il y a cinq mille ans en Mésopotamie, quand étaient organisé des années-jubilés signifiants effacements des dettes irrécouvrables cumulées qui créaient déjà problème dans la société ? Le monde a beaucoup « évolué » depuis.

Surchauffe climatique

Bon alors, la fin de la guerre en Afghanistan, en Syrie, au Yémen, publier la photo de Mbs avec un « wanted » et une longue série de chiffres en dollars inscrits en dessous…

Là encore, il ne faut pas rêver. Pas besoin de rappeler ce qu’avait dit Eisenhower sur le complexe militaro-industriel américain. Kennedy se l’ai fait expliquer avec du plomb dans la tête.

Dîtes plutôt reprise des combats contre les méchants talibans qui marient leurs filles de force à un âge précoce et s’avèrent totalement rétifs à la démocratie.

Plus de bombardement en Irak et en Syrie, pour punir ses satanés miliciens chiites qui se plaisent à arroser les bases militaires américaines de leurs roquettes.


Statuquo géopolitique

Au Texas, un réchauffement serait la bienvenue
Au Texas, un réchauffement serait la bienvenue
Les petits naïfs qui ont vraiment cru à un retour des Etats-Unis à l’accord nucléaire avec l’Iran en seront pour leurs frais. Jamais Israël ne le permettrait, ni les capitales des pays du Golfe, d’ailleurs.

Comme il serait impossible de convaincre les Iraniens de renoncer à leurs missiles balistiques et leurs proxys régionaux, qui sont leur outil de dissuasion contre des frappes aériennes, l’affaire est loupée d’avance.

Il y aurait bien quelques légers sourires envers Moscou, puisqu’il s’agit de l’éloigner de Pékin, mais il ne faut surtout pas croire que Poutine va pour autant échapper à la vindicte médiatique. Il y a des principes de géopolitiques à respecter, pardi.

C’est un cas de force majeur, reflétant par ailleurs le reflux des « kissingeriens » à Washington. Maintenant que Pékin est rassuré sur ses frontières nord-est, elle peut consacrer pleinement ses ressources militaires, grandissantes, à ses frontières maritimes, au sud-ouest. Et l’arc d’endiguement, Corée du sud, Japon, Taïwan et Philippines n’est plus aussi politiquement rassurant qu’auparavant.

Froid glacial

Alors, pour le soutien de ses sympathisants, le vieux Joe sait très bien qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles. Pendant ce temps, le Donald se pavane en regardant le trumpisme se perpétuer, sans qu’il ait même à s’en occuper.

Il faut quand même avouer que les Texans avaient quelques raisons de devenir radicalement sceptiques envers les discours des scientifiques. Vous avez dit réchauffement climatique ? Les Texans ont crevé de froid cet hiver, quand la température a dégringolé en dessous de -20°.

Et pourquoi n’ont-ils pas pu se réchauffer ? 25% du parc de production d’énergie électrique texan est composé d’éoliennes, qui, à très basse température, ont tout bonnement gelées ! Les prix du fuel ont été multipliés par plus de 100 ! Vivement du CO2 pour se réchauffer…

La « marocanite » aigüe

"Donald... quitte les esprits !"
"Donald... quitte les esprits !"
Du fond de son bureau ovale, le vieux Joe réfléchit sur l’opportunité de faire appel à un fqih marocain pour exorciser la Maison blanche du spectre de Donald qui ne veut s'en éloigner et le risque que cela renvoie le président Tebboune se faire soigner en Allemagne.

Comme avec l’âge, la mémoire lui échappe un peu, le vieux Joe s’imagine Tebboune président du polisario, après avoir écouté son discours récemment adressé à l’Union africaine. Il faut, toutefois, l’excuser, il n’était en effet question, dans le discours de Tebboune, que du Maroc et du polisario.

Il n’est pas, non plus, sensé savoir que les dirigeants algériens sont tous atteints d’une « marocanite » aigüe et chronique, maladie rare dont le virus doit être bien implanté au Club des Pins, l’îlot sécurisé des tenants du pouvoir à Alger, qui leur fait perdre la raison.  

Par ailleurs, même la mère Merkel n’apparaît pas très chaude pour accueillir à nouveau le président Tebboune, craignant qu’il ne finisse par demander le refuge politique en Allemagne en tant que séparatiste polisarien, alors qu’elle sait très bien qu’il ne cherche qu’à fuir le Hirak.

Mystique chaleureuse

On a également dit au vieux Joe que la visite des sept saints de Marrakech serait revitalisant pour son chakra et revivifiant pour son aura. Et que même l’illustre Georges Washington a reçu leur bénédiction, par courrier diplomatique, faisant des Etats-Unis une nation reconnue.

Et puis au Maroc, il fait moins froid qu’au Texas et les éoliennes tournent.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 11 Mars 2021

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