Un choix diplomatique stratégique
Mark Shapiro, déjà en poste à l’ambassade américaine à Alger entre 2007 et 2009, connaît bien le terrain. Sa nomination comme chargé d’affaires plutôt qu’ambassadeur est interprétée comme un message indirect des États-Unis, destiné à encadrer la relation tout en exerçant une pression subtile sur Alger. Le choix d’un profil technique permet de maintenir le dialogue tout en adressant des signaux fermes sur la stabilité régionale et les alliances internationales.
Méfiance et enjeux régionaux
Selon le politologue Mustapha Tossa, les relations bilatérales sont actuellement teintées de défiance, notamment sur la stabilité régionale, la lutte contre le terrorisme et les relations avec des puissances comme la Russie. La mission de Shapiro consistera à transmettre les messages de l’administration américaine, en encourageant Alger à adopter des choix compatibles avec les intérêts stratégiques des États-Unis.
Contexte du Sahara marocain
Le dossier du Sahara reste central. Depuis 2020, les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara. La nomination d’un chargé d’affaires s’inscrit dans une logique de pression indirecte sur l’Algérie, principal soutien de la milice du Polisario, afin de favoriser une solution politique alignée avec le Conseil de sécurité de l’ONU et l’initiative d’autonomie marocaine.
Implications pour les relations bilatérales
Cette décision peut être perçue comme un signal diplomatique mesuré ,un profil moins exposé politiquement pour gérer une phase sensible. Elle rappelle à Alger que la résolution du différend régional ne dépend pas uniquement de sa position, tout en maintenant un canal de dialogue actif avec Washington.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer si ce choix contribue à stabiliser les relations ou à accentuer les tensions.












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