Jusqu’à dix ans pour les voyageurs jugés fiables
Jusqu’ici, les visas Schengen à entrées multiples étaient limités à cinq ans.
La Commission européenne veut passer à la vitesse supérieure en offrant des titres pouvant durer jusqu’à dix ans pour les voyageurs jugés fiables.
Mais attention, ce n’est pas automatique : seuls les profils “bona fide”, ceux qui ont déjà utilisé des visas sans problème, avec un faible risque migratoire, seront concernés.
Le but est clair : simplifier la vie des voyageurs réguliers, réduire le travail administratif des consulats et renforcer l’attractivité économique de l’Europe face aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada, qui offrent déjà des visas longue durée.
Pourquoi c’est important pour nous, Marocains ?
Pour le Maroc, où la demande de visas Schengen reste très forte, cette réforme pourrait tout changer. Les voyageurs d’affaires et touristes fréquents gagneront un vrai confort : plus besoin de refaire un dossier tous les ans.
En parallèle, la digitalisation complète des demandes et la fin des vignettes physiques devraient rendre le processus plus rapide et sécurisé.
Mais la facilité a son revers : les profils considérés à risque devront encore faire face à des procédures strictes. L’Europe rappelle que cette mesure est aussi un outil de contrôle migratoire, conditionné au respect des règles et à la coopération avec les pays partenaires.
Contexte économique et stratégique
Le tourisme pèse environ 10 % du PIB européen et les déplacements professionnels génèrent des dépenses conséquentes.
En créant ce visa longue durée, l’UE vise donc à capter les voyageurs à forte valeur ajoutée, tout en désengorgeant ses consulats.
Cette réforme s’inscrit dans une compétition mondiale : les visas longue durée sont déjà une réalité ailleurs et l’Europe ne veut pas se laisser distancer. Pour les Marocains, cela pourrait faciliter les voyages répétés pour affaires, études ou tourisme haut de gamme.
Et maintenant, quoi surveiller ?
Pour l’instant, aucun calendrier précis n’a été annoncé. La Commission européenne doit encore réviser le Code des visas et coordonner avec les États membres.
Une fois validée, cette réforme pourrait transformer le visa Schengen de court séjour en outil de mobilité durable pour une catégorie ciblée de voyageurs.
Reste à voir comment seront gérées les conditions de sécurité, les tensions diplomatiques ou les risques liés aux profils “non fiables”.
Pour les Marocains, c’est donc une opportunité à suivre de près : la possibilité d’un visa jusqu’à dix ans pourrait changer la donne pour ceux qui voyagent souvent en Europe. En attendant, patience et préparation restent de mise.












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