Des dons en hausse, une avancée encourageante selon l’OMS
Selon l’Organisation mondiale de la santé, les dons de sang volontaires et non rémunérés représentent aujourd’hui plus de 85% des dons enregistrés dans le monde.
Entre 2013 et 2023, les dons ont même augmenté de près de 19%, une progression qui montre une vraie prise de conscience globale.
Dans de nombreux pays, cette évolution est une bonne nouvelle : les transfusions sont plus sûres, mieux encadrées et reposent davantage sur la solidarité citoyenne.
Mais cette dynamique positive cache un déséquilibre important. Les pays les plus riches, qui regroupent une minorité de la population mondiale, concentrent pourtant plus d’un tiers des dons de sang. Résultat : ailleurs, les besoins ne sont pas toujours couverts.
Quand le sang manque, ce sont les urgences du quotidien qui trinquent
Le problème n’est pas théorique. Dans plusieurs régions du monde, le manque de sang met directement des vies en danger.
Femmes en situation d’hémorragie après l’accouchement, enfants souffrant d’anémie sévère, victimes d’accidents de la route ou personnes atteintes de maladies chroniques… les besoins sont constants.
Le souci vient souvent de plusieurs facteurs combinés : manque d’infrastructures, absence de budgets dédiés, difficulté à fidéliser des donneurs réguliers, ou encore systèmes de collecte insuffisamment organisés.
Dans certains pays, les réserves sont si faibles qu’un simple pic d’accident peut mettre les hôpitaux sous tension.
Même la réglementation n’est pas toujours au rendez-vous. Certains États ne disposent pas encore de cadres stricts pour garantir la qualité et la sécurité du sang collecté, ce qui complique encore davantage la situation.
Et au quotidien, que retenir pour nous ici au Maroc ?
Au Maroc, les campagnes de don de sang existent, notamment dans les grandes villes et lors des périodes de forte demande.
Mais le réflexe n’est pas encore assez ancré dans les habitudes. Beaucoup attendent un proche malade pour se mobiliser, alors que les besoins, eux, sont permanents.
Le don de sang reste pourtant un acte simple, rapide, et surtout sans danger pour une personne en bonne santé. C’est aussi une manière concrète de participer à la solidarité nationale, sans argent, sans effort compliqué, juste avec un peu de temps.
Le don n’est pas seulement un geste médical, c’est un acte de solidarité pure. Et peut-être que la vraie question n’est plus “faut-il donner ?”, mais plutôt “pourquoi ne pas le faire plus souvent ?”












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