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Dubaï mon amour…


​Ils étaient 823 participants marocains à la COP 28 qui s’est déroulée à Dubaï, aux Émirats Arabes unis. Youpiii..! on aurait au bled autant d’experts en climatologie, en pollution et dans l’effet de serre, qu’on ignorait jusqu’à présent…!



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Par Rachid Boufous

Ou est-ce que tout bonnement c’était l’occasion à huit centaines personnes d’aller faire du shopping et assister accessoirement à une ou deux conférences barbantes et surtout incompressibles sur le climat  ?

C’était certainement l’occasion offerte à beaucoup de ces « voyageurs du climat », de voyager à l’œil comme on dit, sur le dos du pauvre contribuable marocain, qui se dépêtre toujours avec l’inflation qui troue chaque jour, un peu plus, les poches de son pantalon élimé, à force de plus avoir les moyens d’en changer. 

Bref, les mecs et les nanas qui sont partis s’empiffrer dans les allées de Dubaï Mall ou de manger des glaces en regardant bêtement le Bourj Khalida, daigneront au moins, à leur retour au bled, de faire un compte-rendu de leur escapade émiratie, avec une empreinte carbone qui a déjà crevé le plafond…!

Que nenni ! Ils et elles, ne sont pas dingues pour écrire ou décrire ce qu’ils ont fait de concret pour le climat à Dubaï. C’est pas leur truc. 

Quand j’ai vu que des vice-présidents de communes, qui n’ont jamais quitté le pays, étaient parmi les délégations représentant notre pays, je me suis dit que certainement nos élus locaux se préoccupent de l’effet de serre, faute d’organiser le ramassage des ordures aux coins des rues chez nous.

C’est le cas aussi de centaines de fonctionnaires de ministères et d’institutions qui ne connaissent du climat que la minute météo à la télévision, mais qui sont pourtant partis à Dubaï avec des accréditations en bonnes et dues formes débattre du meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique …

Peut-être que c’était aussi l’occasion d’offrir des vacances à des édiles rabougris, usés et lassés de contenir la vague de contestation populaire qui monte de partout et qui risque d’emporter tout le monde.

On attend aussi la star ministérielle, Laila Benali, pour qu’elle nous fasse un rapport circonstancié et public des résultats de ses pourparlers et rencontres dans ce péplum international, dont on sait d’avance qu’il ne sert pas à grand chose, sauf peut-être à enduire de vaseline les discours creux des gouvernements face à la tragédie climatique mondiale. 

Déjà que la pauvre Benali s’est emmêlés les phrases sur un plateau de télévision francophone, parlant « d’orgasmes » au lieu de « d’organismes », ce qui a plombé tout son discours, fort intéressant par ailleurs, mais dont personne ne se souvient, hormis ce lapsus révélateur d’une ambiance empreinte de lubricité ambiante.

Je pense que le gouvernement a décidé qu’il y’ait une forte délégation marocaine à ce sommet, vu que notre pays se positionne parmi les futurs producteurs d’énergie propre sous toutes ses formes.  

C’est tout de même risible qu’un gouvernement dirigé par un pompiste, envoie autant de monde pour mettre fin à l’ère des carburants fossiles…

Mais au Maroc nous ne sommes jamais à un paradoxe près. Nous adorons mélanger les genres, venant surtout d’un pays où la moitié de la population connaît ou a connu des problèmes psychiatriques ou psychologiques et qu’elle cohabite avec une moitié de gens « sains », mais qui migrent doucement vers la schizophrénie…

Il faut savoir qu’il y’a eu plus de 97.000 personnes à la COP28, ce qui a crée un malaise. 

De 1999 à 2006, le nombre d’inscrits avait oscillé entre 4 et 10.000. Il avait bondi à 27.300 à Copenhague en 2009, pour atteindre 34.000 participants à Paris en 2015. Cette surenchère en « représentativité » des états aux sommets mondiaux sur le climat commence à poser de sérieux problèmes.

Dernièrement, il  y’a eu des chercheurs qui on calculé par exemple que le déplacement de chaque délégué américain à Dubaï par avion correspondait au quart de ce qu’un citoyen du même pays produisait comme empreinte carbone sur une année entière de déplacements en avion. 

Á titre d’information, près de 23.500 personnes font partie des délégations nationales à Dubaï . Le Brésil habitué aux délégations COP record, arrive en tête avec 1.336 délégués. Environ 620 délégués sont enregistrés pour Les Émirats arabes unis, 265 pour la France ou 158 pour les États-Unis. Alors le Maroc a certainement des choses à dire sur le climat, vu ces chiffres…!

Mais comme personne ne nous demande jamais notre avis pour polluer, ni même aux autre pays comme nous, être présent ou pas à ces sommets n’aura aucun impact sur la folie des humains à tuer a petits feux la planète que les Anunakis et autres extraterrestres nous ont léguée il y’a des centaines de milliers d’années…

 

À part la fontaine musicale, Borj Khalifa, Dubaï Mall et une plage chaude, il n’ya pas grand chose à glander à Dubaï, une ville sortie du désert, hypersophistiquée, mais dont la moitié des immeuble est vide, et où les gens passent quelques années pour gagner de l’argent foutre le camp d’une ville où on meurt de solitude, car trop artificielle et surtout un pays, les Emirats où le flicage est la règle et où n’existe aucun droit autre que  celui de consommer et se barrer. 

Une info pour la route, à l’heure de la cop 28. À Dubaï et à Abu Dhabi Dhabi il n’existe tout bonnement pas de réseau d’assainissement…

Et chaque matin à l’aube, quand les deux villes dorment encore, ce sont des centaines de camions qui pompent le caca et le pipi dans les immenses citernes des gratte-ciels, grâce à des travailleurs srilankais et pakistanais, pour aller, dans une immense caravane, les déverser dans le désert, loin du regard et surtout des narines des beaux touristes qui flambent en ville…

Au moins sur ce point de l’assainissement, nous dépassons de loin les émirats, nos villes étant en majorité bien assainies et on réutilise même l’eau épurée pour arroser nos beaux jardins de la capitale Rabat, « ville des lumières ». 

À chacun, sa façon de construire sa civilisation…

Rédigé par Rachid Boufous 



Lundi 25 Décembre 2023

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