Le Maroc progresse dans les énergies propres et se hisse au 4e rang arabe, signe d’une stratégie énergétique qui vise à diversifier le mix, réduire l’empreinte carbone et sécuriser l’approvisionnement. Derrière le classement, une transformation industrielle et infrastructurelle se dessine.
Un classement qui reflète une trajectoire, pas une arrivée
Monter au 4e rang arabe dans les énergies propres a la valeur d’un signal : celui d’un pays qui, depuis plusieurs années, investit dans un nouveau modèle énergétique. Ce type de classement agrège généralement plusieurs indicateurs, comme les capacités installées, la part des renouvelables dans la production, le rythme des nouveaux projets et parfois l’environnement réglementaire. Il ne dit pas tout, mais il raconte une direction : celle d’une transition qui se structure.
Au Maroc, cette montée s’appuie sur des choix industriels et territoriaux. Le solaire et l’éolien jouent un rôle central, portés par des projets d’envergure et par une logique de complémentarité : produire quand le soleil est haut, capter le vent quand il se lève, optimiser les profils de production. À cela s’ajoute un enjeu souvent moins visible du grand public : le réseau. Produire de l’électricité verte ne suffit pas ; il faut pouvoir l’acheminer, l’équilibrer, la répartir, et absorber ses variations. La modernisation des infrastructures et la gestion intelligente de l’intermittence deviennent donc aussi stratégiques que la construction de nouvelles centrales.
Le classement reflète aussi une pression économique. Réduire la dépendance aux énergies importées, stabiliser les coûts, et gagner en sécurité énergétique sont des objectifs qui dépassent la seule dimension climatique. Dans un monde où les prix peuvent basculer rapidement, les renouvelables offrent une forme de visibilité à long terme, à condition d’investir correctement en amont.
Mais les prochaines marches sont exigeantes. L’intégration massive d’énergies intermittentes pose la question du stockage, de la flexibilité du système électrique et des interconnexions. Elle pose aussi la question industrielle : quelle part de la valeur est produite localement, quels emplois sont créés, quelles compétences sont formées, et comment attirer des investissements sans fragiliser la soutenabilité financière des projets. Enfin, la transition énergétique se joue aussi côté demande : efficacité énergétique, bâtiments, transport et industrie.
En atteignant le 4e rang arabe, le Maroc consolide une crédibilité régionale. Le vrai test, désormais, sera de transformer cette position en avantage durable : une énergie plus propre, plus compétitive et plus résiliente, au service de l’économie et des ménages.
Au Maroc, cette montée s’appuie sur des choix industriels et territoriaux. Le solaire et l’éolien jouent un rôle central, portés par des projets d’envergure et par une logique de complémentarité : produire quand le soleil est haut, capter le vent quand il se lève, optimiser les profils de production. À cela s’ajoute un enjeu souvent moins visible du grand public : le réseau. Produire de l’électricité verte ne suffit pas ; il faut pouvoir l’acheminer, l’équilibrer, la répartir, et absorber ses variations. La modernisation des infrastructures et la gestion intelligente de l’intermittence deviennent donc aussi stratégiques que la construction de nouvelles centrales.
Le classement reflète aussi une pression économique. Réduire la dépendance aux énergies importées, stabiliser les coûts, et gagner en sécurité énergétique sont des objectifs qui dépassent la seule dimension climatique. Dans un monde où les prix peuvent basculer rapidement, les renouvelables offrent une forme de visibilité à long terme, à condition d’investir correctement en amont.
Mais les prochaines marches sont exigeantes. L’intégration massive d’énergies intermittentes pose la question du stockage, de la flexibilité du système électrique et des interconnexions. Elle pose aussi la question industrielle : quelle part de la valeur est produite localement, quels emplois sont créés, quelles compétences sont formées, et comment attirer des investissements sans fragiliser la soutenabilité financière des projets. Enfin, la transition énergétique se joue aussi côté demande : efficacité énergétique, bâtiments, transport et industrie.
En atteignant le 4e rang arabe, le Maroc consolide une crédibilité régionale. Le vrai test, désormais, sera de transformer cette position en avantage durable : une énergie plus propre, plus compétitive et plus résiliente, au service de l’économie et des ménages.












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