Par Mohammed Yassir Mouline
Ministre de l’Économie et des Finances, président du Conseil économique, social et environnemental, puis ministre de l’Équipement et de l’Eau, avant de prendre la direction du Parti de l’Istiqlal… son parcours l’a placé successivement devant des questions qui ne se règlent pas à coups de slogans… Les finances publiques, l’investissement, les équilibres économiques, les infrastructures, l’eau… autant de dossiers où les chiffres ont la mauvaise habitude de résister aux effets de tribune…
Et peut-être est-ce là que la vieille balance de l’Istiqlal trouve son meilleur décor… Car Nizar Baraka est aujourd’hui confronté à la même question que celle que pose son symbole… qu’est-ce qui pèse réellement ? Une promesse ? Un chiffre ? Un résultat ? Une réforme ? Une capacité à tenir dans la durée ?... Le personnage politique se retrouve ainsi face à son propre emblème… D’un côté, l’homme politique qui présente une vision… De l’autre, la balance qui oblige à la mesurer… Et au milieu, le Maroc… C’est dans cette perspective que le slogan « Ma patrie… mon avenir » mérite d’être entendu…
Chez Nizar Baraka, la patrie n’est pas seulement une référence historique à l’Istiqlal… Elle renvoie aussi à des dossiers très concrets… l’eau, l’énergie, l’économie, les infrastructures, les services publics, le pouvoir d’achat, la jeunesse, la famille… Ce sont des mots simples… Mais derrière chacun d’eux se cachent des milliards de dirhams, des choix budgétaires, des arbitrages, des administrations, des territoires et surtout des Marocaines et des Marocains qui attendent des résultats… C’est pourquoi la politique, lorsqu’elle touche au réel, finit toujours par rencontrer la balance… Et c’est peut-être ce qui rend Al Mizan si actuel…
Dans une campagne où chacun cherche à convaincre, la balance demande autre chose : démontrer… Elle ne demande pas qui parle le mieux… Elle demande qui peut expliquer… Elle ne demande pas qui promet le plus… Elle demande avec quels moyens… Elle ne demande pas seulement quelle vision est annoncée… Elle demande comment cette vision deviendra réalité… Nizar Baraka connaît suffisamment les dossiers de l’État pour savoir qu’entre une décision et son résultat existe un monde… celui de l’exécution, du financement, du temps, de l’administration et de la responsabilité… C’est précisément là que se joue la véritable épreuve politique…
Alors, au milieu de cette campagne, je garde mon image en tête… Al Mizan fassandouk… La balance dans une main, les programmes dans l’autre… Les promesses sur un plateau… Les résultats sur l’autre… Et Nizar Baraka devant cette balance, comme tout responsable politique devrait un jour se retrouver devant elle… non pas pour être applaudi, mais pour être mesuré… Car au fond, « Ma patrie… mon avenir » signifie une chose essentielle… ce que nous faisons aujourd’hui pèsera sur le Maroc de demain… Et lorsqu’il s’agit du Maroc, rien ne devrait être pris à la légère…
Alors oui… Al Mizan fassandouk… wa l’Istiqlal lfouk lfouk… Et oui… je voterai pour Al Mizan… Parce que je veux croire à une politique qui accepte de rendre des comptes, à des engagements qui supportent l’épreuve du réel et à des responsables qui savent que l’histoire ne juge pas les slogans, mais les actes.
Rien que Al Mizan… Pour moi, la balance ne représente pas seulement un parti… Elle représente une exigence… Celle de servir le Maroc avec mesure, avec responsabilité et avec cette conviction simple que notre patrie n’est pas seulement ce que nous avons reçu… c’est aussi ce que nous avons le devoir de transmettre… Al Mizan fassandouk… wa l’Istiqlal lfouk lfouk… Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.












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