Une visite à forte portée politique
Reçu par le Premier ministre Nikol Pachinian, J.D. Vance a affiché clairement l’appui de Washington aux efforts de paix engagés entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il s’agit de la première visite d’un haut responsable américain en Arménie depuis 2008, un signal fort dans une région longtemps dominée par l’influence russe.
Pour Erevan, cette visite intervient à un moment clé. Le pays prend progressivement ses distances avec Moscou, alors même que la Russie reste un acteur économique majeur, représentant encore une part importante des investissements étrangers en Arménie.
Le nucléaire civil au cœur du rapprochement
L’accord annoncé sur le nucléaire civil revêt une importance stratégique pour l’Arménie. Le pays doit prochainement remplacer sa centrale nucléaire actuelle, historiquement liée à des opérateurs russes. Ce partenariat avec les États-Unis ouvre la voie à une diversification technologique et politique, tout en réduisant la dépendance énergétique envers Moscou.
Pour Washington, cet accord s’inscrit dans une logique plus large de présence durable dans le Caucase, à travers des projets structurants et des engagements de long terme.
Drones, dissuasion et message sécuritaire
Sur le volet sécuritaire, l’achat de drones américains et de composants électroniques de pointe vise avant tout un message politique et dissuasif. J.D. Vance a insisté sur le fait que la stabilité régionale passe par une capacité crédible de dissuasion, fondée sur des technologies avancées.
Même si ces équipements ne suffisent pas à rééquilibrer totalement le rapport de force militaire avec l’Azerbaïdjan, ils traduisent un changement de posture stratégique et une volonté américaine de s’imposer comme partenaire sécuritaire clé.
Un accord de paix en toile de fond
Cette annonce intervient dans le prolongement de l’accord préliminaire de paix signé en août 2025 entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, mettant fin à trois décennies de conflit. Cet accord prévoit notamment la création d’un corridor économique reliant Bakou à la Turquie via l’Arménie. J.D. Vance a confirmé la mise en place d’une entreprise chargée de financer ce projet, largement contrôlée par les États-Unis.












L'accueil















