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Etats-Unis : De quoi demain sera-t-il fait ?


« Texit » ! C’est le néologisme récemment devenu virulent sur les réseaux sociaux américains, après que la Cour suprême des Etats-Unis ait rejeté le recours de l’Etat du Texas contre celui du Michigan, ainsi que trois autres, pour violation de la constitution par leurs dispositions électorales adoptées l’année dernière.



Siège de la Cour suprême des Etats-Unis à Washington
Siège de la Cour suprême des Etats-Unis à Washington
 Le Maroc a, peut être, obtenu la reconnaissance de la marocanité du Sahara par Washington juste à temps.

18 Etats fédéraux des Etats-Unis d’Amérique ont saisi la Cour suprême pour demander l’annulation des élections présidentielles dans quatre autres Etats.

Le mouvement n’a pas été coordonné. C’est d’abord le Texas qui a été le premier à franchir le pas.

Etats contestataires

Le Texas, l’un des rares de l’Union qui dispose du statut de république, a estimé que les dispositions électorales nouvellement prises (en 2019), par le Michigan, la Géorgie, la Pennsylvanie et le Wisconsin violaient la constitution des Etats-Unis.

Ce sont quatre Etats pivots du scrutin présidentiel, dont les votes sont tombés dans l’escarcelle de Joe Biden. Les plaintes en justice, déposées par les avocats de Donald Trump, y ont été rejetées. Ont suivi, ensuite, l’un après l’autre,  le Missouri, la Louisiane et l’Arkansas. Puis l’avalanche s’est déclenchée.

Se joignirent alors à l’assignation auprès de la Cour suprême l’Alabama, la Caroline du Sud, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, la Floride, l’Indiana, le Kansas, le Mississippi, le Montana, le Nebraska, l’Oklahoma, le Tennessee, l’Utah et la Virginie Occidentale. Ils ont reçu la bénédiction de Trump le 9 décembre.

Divergence de valeurs

Ce recours en justice, refusé le vendredi 11 décembre par le Cour suprême, ne porte pas sur le résultat du dernier scrutin, mais sur les procédures électorales.

Ce qui est encore plus grave que de contester les résultats.

Le samedi 12, le député américain du Texas, Kyle Biedermann, a déclaré, sur la chaîne Fox News, qu’il allait déposer un projet de loi pour organiser un référendum au Texas, en vue d’une éventuelle sécession des Etats-Unis, pour divergence de valeurs.

Contrairement aux images véhiculées par les médias mainstream occidentaux, la popularité de Trump auprès de près de la moitié de la population des Etats-Unis est réelle. Au parti républicain, aussi mal aimé soit-il des élites, aucun prétendant ne peut actuellement l’égaler en termes de notoriété.

Chiffres et algorithmes

Si l’on considère les réseaux sociaux comme un baromètre de l’audience d’un homme politique dans un pays aussi « connecté » que les Etats-Unis, il est possible de résumer un article de Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor sous la présidence Reagan, en ces quelques chiffres.

Compte Facebook : Donald Trump ; 34,7 millions de followers. Joe Biden ; 7,7 millions. Compte Tweeter : Trump ; 88,8 millions de followers, Biden, 20 millions. Trump a obtenu 74 millions de votes, en 2020, améliorant son score de quelques 10 millions, par rapport aux élections présidentielles de 2016. Pour perdre, en fin de compte, contre Biden, qui a obtenu 80 millions de voix.

Tout doute exprimé à propos du logiciel de vote électronique fabriqué par la société Dominion Systems, propriété d’une holding suisse, UBS Securities, qui a elle même pour actionnaires majoritaires des sociétés chinoises, est dénoncé par les médias occidentaux comme relevant de la théorie du complot.

Irréversible acquis

Le gouffre qui s’est creusé entre les élites américaines globalistes et les « déplorables » souverainistes qui ont, à tort ou à raison, érigé Trump en leur leader, finira par avoir une expression palpable, sous forme d’une quelconque déchirure sociopolitique.

Le décret présidentiel reconnaissant la marocanité du Sahara, restera toutefois intouchable, quelque soit l’occupant de la Maison blanche au cours des quatre prochaines années, personne n’ayant intérêt à le remettre en question. La dernière chose qui peut traverser l’esprit d’un homme politique américain est de se mettre Israël à dos. Et celui d’un premier ministre israélien, les 800.000 juifs marocains.






Rédigé par le Dimanche 13 Décembre 2020

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