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Etats-Unis : L’empoignade continue


Aucune éclaboussure n’a été épargnée à la démocratie américaine suite à l’élection présidentielle du 3 novembre. Avec le refus annoncé de onze sénateurs républicains de voter pour la certification par le Congrès des Etats-Unis de l’élection de Joe Biden à la présidence, la séance du 6 novembre promet du spectacle.



La séance du 6 janvier au Congrès américain promet d'être houleuse
La séance du 6 janvier au Congrès américain promet d'être houleuse
C’est le sénateur du Missouri, Josh Hawley, qui a déclenché à nouveau les hostilités des supporters de Donald Trump contre les résultats des élections présidentielles des Etats-Unis du 3 novembre 2020, les plus contestées de l’histoire de ce pays.

Il a déclaré, mercredi 30 décembre, qu’il n’allait pas voter la certification par le Congrès de l’entrée de Joe Biden à la Maison blanche.

Déni jusqu’au bout

Samedi 2 janvier, ils étaient onze sénateurs républicains à avoir adopté la même position, sous la férule du sénateur du Texas, Ted Cruz. Ils réclament la création par le Congrès d’une commission électorale dotée des pleins pouvoirs afin de mener urgente enquête, en dix jours, sur les résultats du scrutin électoral du 3 novembre.

Sont plus particulièrement ciblés par les sénateurs républicains les Etats ou les scores rapprochés des deux candidats à la présidentielle les ont mis au coude-à-coude.

Le fait que la séance du Congrès du 6 janvier sera présidée par le vice-président Mike Pence, qui a légalement le droit d’invalider les résultats de certains Etats, rajoute encore plus au suspense.

Présidence contestée

Il est, toutefois, peu probable que toutes ces démarches aboutissent à une remise en cause du résultat du vote du Collège électoral, le 14 décembre, quand 306 grands électeurs avaient donné leur voix à Joe Biden, contre 232 à Donald Trump. Mais l’image de marque des Etats-Unis en ressortira ternie pour très longtemps.

Les hauts responsables américains auront de la peine à parler démocratie à des dirigeants d’autres pays sans se faire rire au nez.
C’est, cependant, sur le plan intérieur que les choses risquent de mal tourner. Près de la moitié des électeurs américains qui ont voté Trump sont convaincus que la Maison blanche leur a été volée.

Une manifestation des pro-Trump est même prévue pour le jour de l’investiture. La présidence de Biden ne s’annonce donc pas sous les meilleurs auspices.

L’aide aux « déplorables »

Et pour ne rien arranger, le plan de relance de 900 milliards de dollars, voté par les démocrates et républicains au Congrès et appuyé par le président nouvellement élu, Joe Biden, a d’abord été rejeté par le président sortant, Donald Trump avant de se résigner à le parapher.

Le motif invoqué par Trump pour justifier son premier refus est l’insuffisance des 600 milliards de dollars alloué par ce plan aux bas revenus. Il est certain que cette prise de position n’a fait que renforcer encore plus sa popularité auprès des « déplorables ».
Il est intéressant de noter que ce n’est plus le parti démocrate qui se pose en défenseur des intérêts des classes laborieuses, dont les votes vont désormais aux républicains.

Il est évident que le mandat de Joe Biden ne sera pas de tout repos. Au vu de son âge, 78 ans, et de son fragile état de santé, une prochaine présidence Kamala Harris est tout à fait envisageable. Les Etats-Unis n’en seront pas, néanmoins, plus faciles à gouverner.

Par Ahmed NAJI  



Ahmed Naji


Rédigé par Ahmed Naji le Dimanche 3 Janvier 2021

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