Marrakech s'apprête à accueillir une nouvelle génération de talents du septième art. En marge de la 23e édition du Festival International du Film de Marrakech, programmée du 20 au 28 novembre 2026, les Ateliers de l'Atlas donneront rendez-vous aux cinéastes, producteurs et professionnels de l'industrie cinématographique pour cinq journées consacrées à la création et aux collaborations internationales.
Lancée en 2018, cette initiative s'est progressivement imposée comme un espace d'accompagnement pour les réalisateurs et producteurs du Maroc, du monde arabe et du continent africain.
Pour cette neuvième édition, les organisateurs ont retenu 30 projets et films représentant 14 pays, sur un total de 410 candidatures reçues. Un chiffre qui illustre l'intérêt suscité par cette plateforme auprès des professionnels du cinéma.
La sélection se répartit entre 14 projets en développement, 11 films en tournage ou en postproduction et cinq projets marocains présentés dans la section « Regards sur l'Atlas ».
Kleber Mendonça Filho à l'honneur
Cette année, les Ateliers de l'Atlas seront parrainés par le réalisateur et scénariste brésilien Kleber Mendonça Filho, dont les œuvres ont acquis une reconnaissance internationale.
Connu notamment pour « Les Bruits de Recife » (2012), « Aquarius » (2016) et « Bacurau » (2019), récompensé par le Prix du Jury à Cannes, le cinéaste s'est également distingué avec « L'Agent secret ».
Ce dernier long métrage lui a valu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2025. Le film a ensuite obtenu deux Golden Globes et quatre nominations aux Oscars en 2026, selon les informations communiquées par les organisateurs.
À travers sa participation aux Ateliers de l'Atlas, Kleber Mendonça Filho entend partager son expérience avec les nouvelles générations de créateurs, tout en découvrant des approches cinématographiques venues d'horizons différents.
Pour le réalisateur, les échanges avec les jeunes cinéastes constituent aussi une occasion d'enrichir sa propre réflexion artistique. Son engagement s'inscrit dans la volonté du festival de favoriser le dialogue entre les cinématographies internationales et les talents émergents.
Une sélection qui reflète la diversité des cinémas arabes et africains
Les projets sélectionnés proviennent de 14 pays : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Soudan, Éthiopie, Sénégal, Rwanda, Cap-Vert, Palestine, Jordanie, Liban et Syrie.
Parmi les 14 projets actuellement en développement figurent 12 fictions et deux documentaires. Six de ces œuvres constituent des premiers longs métrages, témoignant de la place accordée aux nouveaux réalisateurs.
Plusieurs cinéastes ayant déjà connu une reconnaissance internationale participent également à cette édition. Il s'agit notamment du Soudanais Amjad Abu Alala, réalisateur de « You Will Die at Twenty », de la Palestinienne Laila Abbas, connue pour « Thank You for Banking With Us », ainsi que des Marocaines Meryem Benm'Barek, Sofia Alaoui et Yasmine Benkiran.
La catégorie consacrée aux films en tournage ou en postproduction rassemble, de son côté, 11 productions, dont cinq premiers longs métrages.
Quatre de ces films avaient déjà été accompagnés par les Ateliers de l'Atlas lors de leur phase de développement : « Seasons of the Weary Kind » de Samuel Ishimwe, « Eldorado » d'Alaa Eddine Aljem, « Fagadaga » de Yoro Mbaye et « Wolfmother » d'Ismaël El Iraki.
Leur retour au sein du programme, à une étape plus avancée de leur réalisation, témoigne du suivi proposé aux porteurs de projets, au-delà de leur première participation.
« Regards sur l'Atlas » : cinq projets marocains à découvrir
Le cinéma national occupera une place particulière dans cette édition à travers la section « Regards sur l'Atlas », qui mettra en avant cinq projets marocains, répartis entre quatre fictions et un documentaire.
Ces créations abordent des thématiques variées, allant des histoires personnelles aux transformations politiques et sociales, en passant par les questions de mémoire collective.
Cette section vise à offrir aux réalisateurs marocains une visibilité accrue auprès des professionnels internationaux, tout en favorisant les opportunités de développement et de financement.
Pour l'industrie cinématographique nationale, l'intérêt de ce type de dispositif réside notamment dans la possibilité de rapprocher les talents locaux des réseaux de coproduction et de distribution, deux dimensions importantes pour permettre aux films marocains de circuler au-delà des frontières.
Atlas Station mise sur la formation des producteurs marocains
En parallèle des Ateliers de l'Atlas, le programme Atlas Station poursuivra son accompagnement des jeunes professionnels marocains.
Huit producteurs, dont quatre femmes et quatre hommes, ont été sélectionnés parmi 30 candidatures pour bénéficier d'un parcours de perfectionnement.
Le programme leur permettra d'approfondir leurs connaissances des différents aspects de la production cinématographique, grâce à des échanges avec des experts et des professionnels internationaux.
Atlas Station apportera également son soutien à cinq courts métrages marocains en postproduction, retenus parmi 24 candidatures. Cette sélection comprend quatre fictions et un documentaire.
L'accompagnement portera notamment sur les étapes de finalisation des films et sur les perspectives de diffusion, afin de faciliter leur accès aux festivals et aux circuits professionnels.
Un dispositif pour renforcer la circulation des films
Les Ateliers de l'Atlas font désormais partie d'« Atlas Programs », un ensemble d'initiatives professionnelles développé par le Festival International du Film de Marrakech pour soutenir différents métiers du cinéma.
Outre les Ateliers de l'Atlas et Atlas Station, ce dispositif comprend Atlas Press, consacré à l'accompagnement de la critique cinématographique.
Atlas Distribution Meetings réunira, pour sa part, une soixantaine de professionnels d'Afrique, du monde arabe et d'Europe, dans l'objectif de développer les échanges autour de la diffusion des œuvres.
Un autre mécanisme, Atlas Distribution Awards, vise à encourager la distribution des films et à renforcer leurs perspectives de rencontre avec les publics.
Les Ateliers de l'Atlas, Atlas Station et Atlas Distribution Meetings auront lieu du 22 au 26 novembre 2026, tandis qu'Atlas Press se déroulera du 23 au 27 novembre.
À travers cette programmation, Marrakech poursuit son ambition de devenir un espace de référence pour la création cinématographique régionale et les échanges professionnels internationaux.
Pour les cinéastes marocains, les Ateliers de l'Atlas représentent ainsi bien davantage qu'une vitrine artistique : ils constituent une occasion concrète de développer leurs projets, de rencontrer de futurs partenaires et d'accéder à des réseaux susceptibles d'accompagner leurs films jusqu'aux écrans.
Lancée en 2018, cette initiative s'est progressivement imposée comme un espace d'accompagnement pour les réalisateurs et producteurs du Maroc, du monde arabe et du continent africain.
Pour cette neuvième édition, les organisateurs ont retenu 30 projets et films représentant 14 pays, sur un total de 410 candidatures reçues. Un chiffre qui illustre l'intérêt suscité par cette plateforme auprès des professionnels du cinéma.
La sélection se répartit entre 14 projets en développement, 11 films en tournage ou en postproduction et cinq projets marocains présentés dans la section « Regards sur l'Atlas ».
Kleber Mendonça Filho à l'honneur
Cette année, les Ateliers de l'Atlas seront parrainés par le réalisateur et scénariste brésilien Kleber Mendonça Filho, dont les œuvres ont acquis une reconnaissance internationale.
Connu notamment pour « Les Bruits de Recife » (2012), « Aquarius » (2016) et « Bacurau » (2019), récompensé par le Prix du Jury à Cannes, le cinéaste s'est également distingué avec « L'Agent secret ».
Ce dernier long métrage lui a valu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2025. Le film a ensuite obtenu deux Golden Globes et quatre nominations aux Oscars en 2026, selon les informations communiquées par les organisateurs.
À travers sa participation aux Ateliers de l'Atlas, Kleber Mendonça Filho entend partager son expérience avec les nouvelles générations de créateurs, tout en découvrant des approches cinématographiques venues d'horizons différents.
Pour le réalisateur, les échanges avec les jeunes cinéastes constituent aussi une occasion d'enrichir sa propre réflexion artistique. Son engagement s'inscrit dans la volonté du festival de favoriser le dialogue entre les cinématographies internationales et les talents émergents.
Une sélection qui reflète la diversité des cinémas arabes et africains
Les projets sélectionnés proviennent de 14 pays : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Soudan, Éthiopie, Sénégal, Rwanda, Cap-Vert, Palestine, Jordanie, Liban et Syrie.
Parmi les 14 projets actuellement en développement figurent 12 fictions et deux documentaires. Six de ces œuvres constituent des premiers longs métrages, témoignant de la place accordée aux nouveaux réalisateurs.
Plusieurs cinéastes ayant déjà connu une reconnaissance internationale participent également à cette édition. Il s'agit notamment du Soudanais Amjad Abu Alala, réalisateur de « You Will Die at Twenty », de la Palestinienne Laila Abbas, connue pour « Thank You for Banking With Us », ainsi que des Marocaines Meryem Benm'Barek, Sofia Alaoui et Yasmine Benkiran.
La catégorie consacrée aux films en tournage ou en postproduction rassemble, de son côté, 11 productions, dont cinq premiers longs métrages.
Quatre de ces films avaient déjà été accompagnés par les Ateliers de l'Atlas lors de leur phase de développement : « Seasons of the Weary Kind » de Samuel Ishimwe, « Eldorado » d'Alaa Eddine Aljem, « Fagadaga » de Yoro Mbaye et « Wolfmother » d'Ismaël El Iraki.
Leur retour au sein du programme, à une étape plus avancée de leur réalisation, témoigne du suivi proposé aux porteurs de projets, au-delà de leur première participation.
« Regards sur l'Atlas » : cinq projets marocains à découvrir
Le cinéma national occupera une place particulière dans cette édition à travers la section « Regards sur l'Atlas », qui mettra en avant cinq projets marocains, répartis entre quatre fictions et un documentaire.
Ces créations abordent des thématiques variées, allant des histoires personnelles aux transformations politiques et sociales, en passant par les questions de mémoire collective.
Cette section vise à offrir aux réalisateurs marocains une visibilité accrue auprès des professionnels internationaux, tout en favorisant les opportunités de développement et de financement.
Pour l'industrie cinématographique nationale, l'intérêt de ce type de dispositif réside notamment dans la possibilité de rapprocher les talents locaux des réseaux de coproduction et de distribution, deux dimensions importantes pour permettre aux films marocains de circuler au-delà des frontières.
Atlas Station mise sur la formation des producteurs marocains
En parallèle des Ateliers de l'Atlas, le programme Atlas Station poursuivra son accompagnement des jeunes professionnels marocains.
Huit producteurs, dont quatre femmes et quatre hommes, ont été sélectionnés parmi 30 candidatures pour bénéficier d'un parcours de perfectionnement.
Le programme leur permettra d'approfondir leurs connaissances des différents aspects de la production cinématographique, grâce à des échanges avec des experts et des professionnels internationaux.
Atlas Station apportera également son soutien à cinq courts métrages marocains en postproduction, retenus parmi 24 candidatures. Cette sélection comprend quatre fictions et un documentaire.
L'accompagnement portera notamment sur les étapes de finalisation des films et sur les perspectives de diffusion, afin de faciliter leur accès aux festivals et aux circuits professionnels.
Un dispositif pour renforcer la circulation des films
Les Ateliers de l'Atlas font désormais partie d'« Atlas Programs », un ensemble d'initiatives professionnelles développé par le Festival International du Film de Marrakech pour soutenir différents métiers du cinéma.
Outre les Ateliers de l'Atlas et Atlas Station, ce dispositif comprend Atlas Press, consacré à l'accompagnement de la critique cinématographique.
Atlas Distribution Meetings réunira, pour sa part, une soixantaine de professionnels d'Afrique, du monde arabe et d'Europe, dans l'objectif de développer les échanges autour de la diffusion des œuvres.
Un autre mécanisme, Atlas Distribution Awards, vise à encourager la distribution des films et à renforcer leurs perspectives de rencontre avec les publics.
Les Ateliers de l'Atlas, Atlas Station et Atlas Distribution Meetings auront lieu du 22 au 26 novembre 2026, tandis qu'Atlas Press se déroulera du 23 au 27 novembre.
À travers cette programmation, Marrakech poursuit son ambition de devenir un espace de référence pour la création cinématographique régionale et les échanges professionnels internationaux.
Pour les cinéastes marocains, les Ateliers de l'Atlas représentent ainsi bien davantage qu'une vitrine artistique : ils constituent une occasion concrète de développer leurs projets, de rencontrer de futurs partenaires et d'accéder à des réseaux susceptibles d'accompagner leurs films jusqu'aux écrans.












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