La réponse nécessite désormais une lecture globale intégrant l’ensemble des acteurs de la formation médicale, car le paysage universitaire marocain ne repose plus uniquement sur les établissements publics.
Les facultés privées occupent aujourd’hui une place croissante et deviennent un élément incontournable de la démographie médicale future. Le secteur public : le socle historique de la formation médicale.
Les facultés publiques restent le principal pilier de la formation des professionnels de santé au Maroc.
Pour la rentrée universitaire 2026-2027, les 12 facultés publiques de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire annoncent une capacité globale d’accueil de 7 340 étudiants.
Ces établissements, implantés dans plusieurs régions du Royaume, ont historiquement assuré l’essentiel de la formation médicale nationale.
Leur rôle dépasse la simple formation théorique puisqu’ils sont étroitement liés aux centres hospitaliers universitaires et aux structures publiques de soins qui constituent les principaux terrains d’apprentissage clinique des étudiants.
Cette augmentation des capacités d’accueil répond à une nécessité évidente : renforcer le nombre de professionnels de santé disponibles dans un pays confronté à une insuffisance en ressources humaines médicales.
Mais cette progression quantitative pose également des défis importants. Former davantage d’étudiants exige des infrastructures adaptées, des enseignants en nombre suffisant, des terrains de stage accessibles et des structures hospitalières capables d’assurer une formation clinique de qualité.
Les facultés publiques restent le principal pilier de la formation des professionnels de santé au Maroc.
Pour la rentrée universitaire 2026-2027, les 12 facultés publiques de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire annoncent une capacité globale d’accueil de 7 340 étudiants.
Ces établissements, implantés dans plusieurs régions du Royaume, ont historiquement assuré l’essentiel de la formation médicale nationale.
Leur rôle dépasse la simple formation théorique puisqu’ils sont étroitement liés aux centres hospitaliers universitaires et aux structures publiques de soins qui constituent les principaux terrains d’apprentissage clinique des étudiants.
Cette augmentation des capacités d’accueil répond à une nécessité évidente : renforcer le nombre de professionnels de santé disponibles dans un pays confronté à une insuffisance en ressources humaines médicales.
Mais cette progression quantitative pose également des défis importants. Former davantage d’étudiants exige des infrastructures adaptées, des enseignants en nombre suffisant, des terrains de stage accessibles et des structures hospitalières capables d’assurer une formation clinique de qualité.
Le secteur privé : un acteur devenu incontournable
L’évolution récente du paysage universitaire médical marocain est également marquée par la montée en puissance des établissements privés.
Longtemps considérés comme complémentaires, ces établissements représentent désormais une composante majeure de la formation des futurs professionnels de santé.
Pour la rentrée 2026-2037, la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé occupe une position importante dans cette nouvelle configuration avec une capacité annoncée de 1 450 places en médecine, 350 places en médecine dentaire et 300 places en pharmacie, soit un total de 2 100 places pour les trois filières.
L’Université internationale de Rabat participe également à cette dynamique avec une capacité de 250 places en médecine et 180 places en médecine dentaire, représentant 430 places supplémentaires.
L’Université Euromed de Fès contribue également au développement de cette offre privée avec 250 places en médecine, 120 places en médecine dentaire et 120 places en pharmacie, soit un total de 490 places.
D’autres établissements privés participent progressivement à cet élargissement de l’offre de formation médicale, notamment dans les filières médicales odontologiques.
Cette évolution traduit une réalité nouvelle : le secteur privé ne peut plus être absent des projections nationales concernant la démographie médicale. Ses capacités d’accueil auront un impact direct sur le nombre de diplômés qui arriveront demain sur le marché de la santé.
Longtemps considérés comme complémentaires, ces établissements représentent désormais une composante majeure de la formation des futurs professionnels de santé.
Pour la rentrée 2026-2037, la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé occupe une position importante dans cette nouvelle configuration avec une capacité annoncée de 1 450 places en médecine, 350 places en médecine dentaire et 300 places en pharmacie, soit un total de 2 100 places pour les trois filières.
L’Université internationale de Rabat participe également à cette dynamique avec une capacité de 250 places en médecine et 180 places en médecine dentaire, représentant 430 places supplémentaires.
L’Université Euromed de Fès contribue également au développement de cette offre privée avec 250 places en médecine, 120 places en médecine dentaire et 120 places en pharmacie, soit un total de 490 places.
D’autres établissements privés participent progressivement à cet élargissement de l’offre de formation médicale, notamment dans les filières médicales odontologiques.
Cette évolution traduit une réalité nouvelle : le secteur privé ne peut plus être absent des projections nationales concernant la démographie médicale. Ses capacités d’accueil auront un impact direct sur le nombre de diplômés qui arriveront demain sur le marché de la santé.
Une lecture nationale qui doit intégrer tous les acteurs
L’analyse des capacités d’accueil montre une transformation profonde du modèle marocain de formation médicale. Le secteur public demeure la colonne vertébrale du dispositif, mais le secteur privé représente désormais une force complémentaire dont le poids ne cesse d’augmenter.
La planification des ressources humaines en santé ne peut donc plus reposer sur une vision fragmentée. Elle doit intégrer toutes les facultés, publiques comme privées, afin d’obtenir une photographie réelle des futurs effectifs médicaux.
La planification des ressources humaines en santé ne peut donc plus reposer sur une vision fragmentée. Elle doit intégrer toutes les facultés, publiques comme privées, afin d’obtenir une photographie réelle des futurs effectifs médicaux.
Une stratégie nationale à long terme nécessite une base de données complète regroupant:
Les capacités d’accueil, les filières de formation, le nombre prévisionnel de diplômés, les possibilités de stages cliniques et les perspectives d’installation des futurs professionnels.
Sans cette vision consolidée, toute projection sur la démographie médicale risque de rester partielle et de ne pas refléter la réalité du terrain.
Sans cette vision consolidée, toute projection sur la démographie médicale risque de rester partielle et de ne pas refléter la réalité du terrain.
Former davantage ne suffit pas
L’augmentation du nombre d’étudiants en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire constitue une réponse nécessaire au déficit actuel en professionnels de santé. Mais elle ne peut représenter à elle seule l’objectif final d’une politique de formation. La véritable question est celle de l’adéquation entre le nombre de diplômés et les besoins réels de la population.
Où exerceront ces futurs médecins ? Seront-ils répartis équitablement entre les régions ? Le Maroc disposera-t-il d’un équilibre suffisant entre médecins généralistes et spécialistes ? Les infrastructures hospitalières pourront-elles accompagner cette croissance des effectifs ?
Où exerceront ces futurs médecins ? Seront-ils répartis équitablement entre les régions ? Le Maroc disposera-t-il d’un équilibre suffisant entre médecins généralistes et spécialistes ? Les infrastructures hospitalières pourront-elles accompagner cette croissance des effectifs ?
Une politique efficace ne doit pas seulement produire davantage de professionnels.
Elle doit également anticiper leur répartition géographique, leurs choix de spécialités et leurs conditions d’exercice.
Le risque serait de voir une concentration excessive des professionnels dans les grandes villes alors que certaines zones continueraient à souffrir d’un manque d’accès aux soins.
Le risque serait de voir une concentration excessive des professionnels dans les grandes villes alors que certaines zones continueraient à souffrir d’un manque d’accès aux soins.
Vers une nouvelle gouvernance de la formation médicale
L’avenir de la formation médicale marocaine impose désormais une nouvelle approche fondée sur la coordination et la planification. Public et privé doivent être considérés comme deux composantes d’une même stratégie nationale au service de la santé publique.
La création d’un dispositif national de suivi des effectifs médicaux apparaît comme une nécessité pour anticiper les besoins futurs. Cet outil devrait permettre de suivre l’évolution des capacités de formation, les besoins territoriaux, les spécialités prioritaires et les perspectives d’exercice des futurs diplômés.
Le véritable défi du Maroc n’est donc plus seulement de former davantage de médecins, de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes. Il est de garantir une formation de qualité, une répartition équilibrée des compétences et une adéquation permanente entre les professionnels formés et les besoins de santé de la population.
Car en matière de ressources humaines médicales, la question essentielle n’est pas uniquement combien de professionnels seront formés demain, mais combien seront réellement disponibles, où ils exerceront et quelle contribution ils apporteront à l’amélioration du système de santé national.
La création d’un dispositif national de suivi des effectifs médicaux apparaît comme une nécessité pour anticiper les besoins futurs. Cet outil devrait permettre de suivre l’évolution des capacités de formation, les besoins territoriaux, les spécialités prioritaires et les perspectives d’exercice des futurs diplômés.
Le véritable défi du Maroc n’est donc plus seulement de former davantage de médecins, de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes. Il est de garantir une formation de qualité, une répartition équilibrée des compétences et une adéquation permanente entre les professionnels formés et les besoins de santé de la population.
Car en matière de ressources humaines médicales, la question essentielle n’est pas uniquement combien de professionnels seront formés demain, mais combien seront réellement disponibles, où ils exerceront et quelle contribution ils apporteront à l’amélioration du système de santé national.












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