Lewis Hamilton pourrait rester en Formule 1 plus longtemps que prévu. Le pilote britannique, septuple champion du monde et actuel représentant de Ferrari, s’est réjoui de l’annonce du retour de la discipline reine du sport automobile en Afrique, jeudi, en marge du Grand Prix des États-Unis à Austin, au Texas.
« Maintenant, je suis obligé de rester plus longtemps en F1, car nous allons avoir une course en Afrique ! C’était mon rêve d’avoir l’occasion de courir en Afrique », a déclaré Hamilton en conférence de presse.
Une perspective qui a également fait réagir Kimi Antonelli. Le jeune pilote italien de Mercedes, qui peut prétendre à son premier titre mondial dès ce week-end, a lancé à son aîné qu’il devrait « au moins faire le premier Grand Prix » organisé au Rwanda. Hamilton a acquiescé, laissant entendre qu’il pourrait prolonger son aventure en Formule 1 pour participer à cette course.
« Je vais continuer à me battre pour rester en forme si je peux. Si je parviens à réaliser de bons résultats l’année prochaine, je poursuivrai ma carrière », a affirmé le Britannique, qui plaide depuis plusieurs années pour le retour d’une manche africaine au calendrier.
La semaine dernière, la Formule 1 a annoncé avoir conclu un contrat de dix ans avec le Rwanda pour l’organisation d’un Grand Prix au début des années 2030. Le futur circuit devrait être construit à Bugesera, à proximité du nouvel aéroport international et à une quarantaine de kilomètres au sud de Kigali. Les travaux ne devraient toutefois pas permettre une mise en service avant le début de la prochaine décennie.
Le continent africain n’a plus accueilli de Grand Prix de Formule 1 depuis 1993. La dernière course s’était déroulée sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud, en ouverture de la saison. Le Français Alain Prost s’y était imposé devant le Brésilien Ayrton Senna.
Au-delà de l’enjeu sportif, Hamilton a également appelé à davantage d’unité sur le continent africain. « J’espère vraiment que l’Afrique va s’unifier », a-t-il déclaré, estimant par ailleurs que nombre des difficultés auxquelles les pays africains sont confrontés restent liées aux conséquences de la colonisation et des interventions occidentales.
Le retour de la Formule 1 en Afrique constituerait ainsi un événement majeur pour le sport automobile, plus de trois décennies après la dernière course organisée sur le continent. Pour Hamilton, ce rendez-vous pourrait aussi représenter l’occasion de concrétiser un rêve personnel avant de mettre un terme à sa carrière.












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