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Franchise : une industrie solide aux perspectives prometteuses au Maroc




 
La franchise au Maroc, qui se veut une industrie solide et stable selon plusieurs experts du domaine, affiche des perspectives de plus en plus réelles, mesurables et surtout prometteuses.

Cette industrie, qui a prospéré au Maroc durant ces dernières années avec l’installation d’une dizaine de nouvelles marques, table sur la capacité de ses professionnels à œuvrer en tant que réseau pour s’adapter au contexte actuel qui nécessite davantage d’innovation et d’investissement dans la digitalisation.

Les perspectives au titre de l’année 2022 sont à penser « sous le signe du travail et de la réflexion collaborative et évolutive ». C’est ce qu’a affirmé le président de la Fédération marocaine de la franchise (FMF), Mohamed El Fane, qui a indiqué que face au contexte actuel, le réseau des franchisés marocains a réussi à s’adapter, que ce soit dans sa manière de travailler ou de réfléchir.
Il a, à cet égard, fait valoir que cette année s’annonce parfaitement riche aussi bien sur le plan humain, qu’en termes de développement du réseau. Et de poursuivre que d’un point de vue organisationnel, de nombreuses marques marocaines sont en pleine expansion, en local voire à l’international.

« La FMF sera l’un des invités d’honneur au salon de la Franchise à Paris les 20 et 21 mars prochain, ce qui représente pour le pays un fort indicateur de la satisfaction de ses partenaires internationaux », a dit M. El Fane, rappelant que de belles enseignes sont en cours de signatures pour investir au Maroc sur 2022.

Néanmoins, a relevé le président de la FMF, toutes ces belles actions ne pourront se réaliser qu’avec l’aide et le soutien sans faille de l’État, que ce soit la Douane avec la régularisation des droits d’entrée, les Impôts et l’ajustement des taxes, les banques avec l’octroi de crédits spécifiques dédiés aux porteurs de projets en franchise.

D’après lui, l’impact de la crise sanitaire sur tous les échelons du commerce n’est plus à démontrer et les différents scenarii, qui se profilent à l’horizon pour la reprise économique chez les différents types de commerce, notamment la franchise et le commerce organisé, présentent plusieurs contraintes, mais peuvent également être porteurs d’opportunités pour les acteurs de ce secteur.

Parallèlement, M. El Fane, a relevé que cette industrie permet d’entreprendre à moindre risque, ce qui fait d’elle « un modèle sécurisé, réconfortant et résistant ».

Si les entrepreneurs résistent à la crise, c’est parce qu’ils ne se retrouvent pas seuls dans leur business, a-t-il fait remarquer. « Des experts sont là pour eux. Ils peuvent recevoir des conseils en communication, en stratégie, sur la gestion du quotidien, sur le volet financier, …voire du soutien moral et c’est une force indéniable ».

S’attardant sur les nouvelles marques qui ont vu le jour durant la pandémie au niveau national, M. El Fane a estimé que les chiffres ne sont pas forcément vertigineux d’attractivité et pour cause les conditions fiscales au Maroc qui ne sont pas très avantageuses pour les entrepreneurs, de même pour les frais de douanes qui sont passés de 25 à 45 %, les frais portuaires qui ont augmentés, les tests exigés à l’entrée peu attractifs, ainsi que la taxe professionnelle qui ne cesse de croître.

Interrogé sur l’impact des pertes de la crise du nouveau coronavirus (Covid-19) sur cette industrie, le président de la FMF a souligné que 2021 a été une année très perturbée entre les fermetures des frontières, les couvres-feux, les réouvertures, en plus de la hausse des prix du prêt à porter, due à la logistique, aux frais de douane, ce qui s’est répercuté automatiquement sur les coûts que le citoyen n’a pas pu supporter.

Il a, par ailleurs, estimé que le succès d’un modèle de franchise nécessite que le produit ne dépasse pas au maximum 5 à 10% de son prix réel. « Une paire de sneakers étrangères coûtant 900 dirhams à l’étranger ne peut pas dépasser 5 à 10% de plus sur le territoire », a-t-il expliqué.

Revenant sur le passif des franchisés, M. El Fane a affirmé que celui-ci demeure une bonne chose. Cependant, certains aspects sont à valoriser tout de même, à savoir les soldes et les nouvelles collections, considérés comme des facteurs « feel-good » dus à la franchise. « Ce sont des renforçateurs économiques, mais pas que. La franchise contribue à sa manière à renforcer aussi le moral des acteurs économiques du secteur autant que le moral des consommateurs », a fait savoir M. El Fane.

Pour les professionnels de l’industrie de la franchise, il est fort à parier que 2022 sera porteuse de progrès avant-gardistes ainsi que de nouvelles visions. Encore faut-il chercher la réflexion par l’innovation et l’intégration des commerces dans les divers programmes de digitalisation mis en place exclusivement pour les industriels afin d’accompagner la transformation et la mise à niveau des franchises.

Source: MAP





Mardi 15 Février 2022

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