Interrogé sur une éventuelle réintégration de la Russie dans le football mondial, Infantino a répondu sans détour : « Nous devons l’envisager, c’est certain ». Suspendue depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, la Russie reste exclue des compétitions internationales, malgré la recommandation récente du Comité international olympique autorisant la participation d’équipes russes aux compétitions juniors non professionnelles.
Pour le patron de la FIFA, cette exclusion n’a eu aucun effet positif : « Elle n’a rien apporté, si ce n’est davantage de frustration et de haine », a-t-il estimé, ajoutant que permettre aux jeunes Russes de jouer en Europe serait « une bonne chose ». Infantino a également suggéré une évolution des règlements afin d’éviter l’exclusion d’un pays pour des raisons politiques, affirmant que le football ne devrait pas sanctionner les actes de dirigeants politiques.
Opposé aux boycotts, le dirigeant de 55 ans a établi un parallèle avec les relations commerciales internationales : « Personne ne demande au Royaume-Uni d’arrêter de commercer avec les États-Unis. Alors pourquoi le football ? », a-t-il lancé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte tendu, alors que des appels au boycott de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, ont émergé en Allemagne. Ils font suite aux tensions diplomatiques liées à la politique étrangère et migratoire de l’administration Trump, ainsi qu’aux inquiétudes concernant la sécurité des supporters.
Enfin, Gianni Infantino a défendu l’attribution du premier « Prix de la paix de la FIFA » à Donald Trump, remise en décembre dernier. Une décision vivement critiquée, mais que le président de l’instance mondiale assume pleinement : « Objectivement, il le mérite », a-t-il affirmé, saluant les actions du président américain qu’il estime favorables à la paix. « Tout ce qui peut contribuer à la paix dans le monde doit être encouragé », a-t-il conclu.












L'accueil















