Par Mohammed Yassir Mouline
Le grand cinéma des casernes… Tabouniwood pour les scénarios sécuritaires d’un régime qui confond encore propagande et réalité… À Alger, quand l’actualité contrarie les certitudes officielles, on ne convoque pas les scénaristes… on mobilise les caméras, on aligne les accessoires et on distribue les rôles... La dernière production semble tout droit sortie des archives poussiéreuses des années 1960, avec un casting de 61 Marocains présumés suspects, une collection de passeports et, cerise sur le gâteau, un mystérieux billet de 300 dirhams… Le cinéma algérien vient d’inventer son nouveau genre… le thriller comique à budget militaire… à force de recycler le même scénario, le réalisateur finit par confondre propagande et preuve, tandis que les casseroles s’accumulent derrière le rideau…
La Direction générale de la Sûreté nationale algérienne a annoncé l’arrestation de 61 ressortissants marocains, soupçonnés de préparer des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public… Des accusations graves, qui mériteraient des éléments solides, des preuves vérifiables et une procédure transparente… Mais dans cette affaire, le scénario officiel semble avoir suscité davantage de questions que de frissons… !!
Premier épisode : l’odyssée géographique… Selon les interrogations soulevées par des observateurs, les suspects auraient parcouru plus de mille kilomètres en passant par la frontière tunisienne pour rejoindre Oran, en négligeant des villes bien plus proches... Une expédition digne d’un rallye transsaharien, sauf qu’ici, le GPS paraît avoir été remplacé par un scénariste en panne d’inspiration… Pourquoi ce détour ? Quel itinéraire ? Quelles preuves ? Autant de questions auxquelles le générique ne répond pas… !!
Deuxième épisode : la réunion des accessoires... Sur la table, les passeports s’accumulent, les chiffres circulent et les billets de banque jouent les vedettes... L’auteur de la publication évoque plus de 90 passeports pour 61 personnes et s’étonne de la présence d’un billet de 300 dirhams, coupure qui n’existe pas dans la monnaie marocaine… Si les images et les descriptions diffusées sont fidèles à la réalité, les autorités devraient pouvoir dissiper ces interrogations par des explications documentées… Dans une affaire aussi grave, la transparence n’est pas une option décorative… c’est le minimum syndical de la crédibilité… !! Car enfin, si les pièces présentées sont authentiques, qu’on les examine… si elles sont mal identifiées, qu’on le démontre… et si des documents ont été falsifiés, qu’une enquête sérieuse en établisse l’origine… On ne prouve pas une accusation de terrorisme en alignant des accessoires devant une caméra… Même les séries policières de seconde zone exigent un peu de cohérence entre le scénario et les pièces à conviction… !!
Troisième épisode : le grand défi des passeports… Des internautes ironisent sur leur présentation et réclament des éclaircissements sur les documents exhibés… Très bien… que les autorités apportent les éléments vérifiables nécessaires, dans le respect de l’enquête et des droits des personnes concernées... Car une conférence de presse n’est pas un tribunal, pas plus qu’un communiqué officiel ne constitue, à lui seul, une preuve de culpabilité…
Mais l’essentiel se trouve peut-être ailleurs… Pourquoi le Maroc revient-il si souvent dans le rôle du méchant idéal de la production politique algérienne ? Parce qu’un ennemi extérieur offre un avantage incomparable… il permet de détourner les regards des difficultés intérieures, de transformer les frustrations en réflexes nationalistes et de faire passer l’absence de résultats pour une mobilisation patriotique… Le procédé est vieux comme la propagande… Quand le pouvoir peine à convaincre par son bilan, il tente de mobiliser par la peur... Quand les promesses économiques s’évaporent, l’ennemi devient une marchandise politique… Et quand l’avenir ne fournit pas de scénario suffisamment glorieux, on ressort les bobines du passé, on dépoussière les vieilles rancœurs et l’on remet le Maroc à l’affiche… !!
Le public, lui, n’est pas nécessairement dupe... Mais à force de lui servir le même plat, certains finissent par prendre la rancœur pour un programme national... On lui promet des investissements mirobolants, des lendemains radieux et des milliards providentiels… puis, lorsque les résultats se font attendre, on lui propose un épisode supplémentaire de la série marocaine… Le feuilleton est gratuit, mais la facture politique est payée par le citoyen… Reste donc à espérer que la vérité ne soit pas condamnée à jouer les figurantes derrière les uniformes, les communiqués et les caméras… Les accusations sont graves… elles doivent être établies par des preuves, non par des effets de mise en scène... Le Maroc n’a aucun intérêt à entrer dans cette dramaturgie… sa souveraineté, sa stabilité et ses ambitions ne se défendent ni par la surenchère ni par le vacarme…
Quant à Tabouniwood, le réalisateur devrait méditer cette règle élémentaire du métier… un film peut tromper quelques spectateurs, une bande-annonce peut faire du bruit, mais aucune mise en scène ne remplace durablement la réalité… Et si le régime algérien veut vraiment produire un chef-d’œuvre, qu’il abandonne enfin les films de complot pour tourner celui que sa population attend… un pays où les promesses deviennent des réalisations, où les milliards annoncés cessent d’être des figurants et où le Maroc n’est plus convoqué chaque fois que le scénario intérieur manque d’idées… Parce qu’à force de chercher des ennemis derrière chaque caméra, on finit par oublier la seule question qui compte… quand le film de la propagande s’arrête, qu’est-ce qui reste à montrer au peuple ?
Le Maroc n’a pas vocation à jouer dans les films que d’autres écrivent pour masquer leurs propres impasses... Le Royaume avance avec ses institutions, ses ambitions, sa diplomatie et une vision de l’avenir qui ne dépend ni des communiqués de ses voisins ni de leurs mises en scène... Sa souveraineté ne se négocie pas au guichet de la propagande, et sa dignité ne se mesure pas au nombre d’accusations lancées contre lui… À Tabouniwood, on peut toujours multiplier les figurants, gonfler les scénarios et faire tourner les caméras… il restera une vérité que les studios ne peuvent ni maquiller ni censurer…
Le Maroc écrit son histoire sur le terrain, tandis que ceux qui s’obstinent à le prendre pour cible risquent de rester prisonniers de leur propre feuilleton… Hollywood a ses Oscars… Tabouniwood a ses casseroles… Et le Maroc, lui, a son cap, sa souveraineté et son avenir…
Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.
La Direction générale de la Sûreté nationale algérienne a annoncé l’arrestation de 61 ressortissants marocains, soupçonnés de préparer des actes de sabotage portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public… Des accusations graves, qui mériteraient des éléments solides, des preuves vérifiables et une procédure transparente… Mais dans cette affaire, le scénario officiel semble avoir suscité davantage de questions que de frissons… !!
Premier épisode : l’odyssée géographique… Selon les interrogations soulevées par des observateurs, les suspects auraient parcouru plus de mille kilomètres en passant par la frontière tunisienne pour rejoindre Oran, en négligeant des villes bien plus proches... Une expédition digne d’un rallye transsaharien, sauf qu’ici, le GPS paraît avoir été remplacé par un scénariste en panne d’inspiration… Pourquoi ce détour ? Quel itinéraire ? Quelles preuves ? Autant de questions auxquelles le générique ne répond pas… !!
Deuxième épisode : la réunion des accessoires... Sur la table, les passeports s’accumulent, les chiffres circulent et les billets de banque jouent les vedettes... L’auteur de la publication évoque plus de 90 passeports pour 61 personnes et s’étonne de la présence d’un billet de 300 dirhams, coupure qui n’existe pas dans la monnaie marocaine… Si les images et les descriptions diffusées sont fidèles à la réalité, les autorités devraient pouvoir dissiper ces interrogations par des explications documentées… Dans une affaire aussi grave, la transparence n’est pas une option décorative… c’est le minimum syndical de la crédibilité… !! Car enfin, si les pièces présentées sont authentiques, qu’on les examine… si elles sont mal identifiées, qu’on le démontre… et si des documents ont été falsifiés, qu’une enquête sérieuse en établisse l’origine… On ne prouve pas une accusation de terrorisme en alignant des accessoires devant une caméra… Même les séries policières de seconde zone exigent un peu de cohérence entre le scénario et les pièces à conviction… !!
Troisième épisode : le grand défi des passeports… Des internautes ironisent sur leur présentation et réclament des éclaircissements sur les documents exhibés… Très bien… que les autorités apportent les éléments vérifiables nécessaires, dans le respect de l’enquête et des droits des personnes concernées... Car une conférence de presse n’est pas un tribunal, pas plus qu’un communiqué officiel ne constitue, à lui seul, une preuve de culpabilité…
Mais l’essentiel se trouve peut-être ailleurs… Pourquoi le Maroc revient-il si souvent dans le rôle du méchant idéal de la production politique algérienne ? Parce qu’un ennemi extérieur offre un avantage incomparable… il permet de détourner les regards des difficultés intérieures, de transformer les frustrations en réflexes nationalistes et de faire passer l’absence de résultats pour une mobilisation patriotique… Le procédé est vieux comme la propagande… Quand le pouvoir peine à convaincre par son bilan, il tente de mobiliser par la peur... Quand les promesses économiques s’évaporent, l’ennemi devient une marchandise politique… Et quand l’avenir ne fournit pas de scénario suffisamment glorieux, on ressort les bobines du passé, on dépoussière les vieilles rancœurs et l’on remet le Maroc à l’affiche… !!
Le public, lui, n’est pas nécessairement dupe... Mais à force de lui servir le même plat, certains finissent par prendre la rancœur pour un programme national... On lui promet des investissements mirobolants, des lendemains radieux et des milliards providentiels… puis, lorsque les résultats se font attendre, on lui propose un épisode supplémentaire de la série marocaine… Le feuilleton est gratuit, mais la facture politique est payée par le citoyen… Reste donc à espérer que la vérité ne soit pas condamnée à jouer les figurantes derrière les uniformes, les communiqués et les caméras… Les accusations sont graves… elles doivent être établies par des preuves, non par des effets de mise en scène... Le Maroc n’a aucun intérêt à entrer dans cette dramaturgie… sa souveraineté, sa stabilité et ses ambitions ne se défendent ni par la surenchère ni par le vacarme…
Quant à Tabouniwood, le réalisateur devrait méditer cette règle élémentaire du métier… un film peut tromper quelques spectateurs, une bande-annonce peut faire du bruit, mais aucune mise en scène ne remplace durablement la réalité… Et si le régime algérien veut vraiment produire un chef-d’œuvre, qu’il abandonne enfin les films de complot pour tourner celui que sa population attend… un pays où les promesses deviennent des réalisations, où les milliards annoncés cessent d’être des figurants et où le Maroc n’est plus convoqué chaque fois que le scénario intérieur manque d’idées… Parce qu’à force de chercher des ennemis derrière chaque caméra, on finit par oublier la seule question qui compte… quand le film de la propagande s’arrête, qu’est-ce qui reste à montrer au peuple ?
Le Maroc n’a pas vocation à jouer dans les films que d’autres écrivent pour masquer leurs propres impasses... Le Royaume avance avec ses institutions, ses ambitions, sa diplomatie et une vision de l’avenir qui ne dépend ni des communiqués de ses voisins ni de leurs mises en scène... Sa souveraineté ne se négocie pas au guichet de la propagande, et sa dignité ne se mesure pas au nombre d’accusations lancées contre lui… À Tabouniwood, on peut toujours multiplier les figurants, gonfler les scénarios et faire tourner les caméras… il restera une vérité que les studios ne peuvent ni maquiller ni censurer…
Le Maroc écrit son histoire sur le terrain, tandis que ceux qui s’obstinent à le prendre pour cible risquent de rester prisonniers de leur propre feuilleton… Hollywood a ses Oscars… Tabouniwood a ses casseroles… Et le Maroc, lui, a son cap, sa souveraineté et son avenir…
Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.












L'accueil




Nouveau gouvernement : de la confiance royale à une économie plus inclusive









