#Hta_ana_baraka_harcèlement_université, lancé par la FLDDF


Sous le hashtag : #Hta_ana_baraka_harcèlement_université, la Fédération de la Ligue des droits des femmes, lance sa compagne de sensibilisation contre le harcèlement sexuel au sein des universités, un phénomène qui s’est vu à Tanger, Oujda et Settat.



heta_ana_baraka_harcelement_universite,_lance_par_la_flddf.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (3.1 Mo)

La FLDDF dénonce ce type d’exploitation de la part de certains professeurs universitaires en font une sorte de chantage : les abus sexuels contre les notes. Les universités en question sont la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de Settat, l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion d'Oujda et l'Ecole Supérieure Roi Fahd de la Traduction de Tanger.

Dans son communiqué, la Fédération exprime son grand mécontentement et inquiétude face à ces crimes de harcèlement, d'exploitation sexuelle et d'extorsion dont ont été victimes de nombreuses étudiantes marocaines, selon leurs témoignages et dénonciations sur les réseaux sociaux.
 
Après les plaintes déposées par les étudiantes, les procédures de justice sont en cours pour ce qui est de l'université de Settat.

D’autres mesures sont actuellement prises telles que la mise en place d'un comité d'écoute, un numéro de téléphone qui permet de dénoncer et de briser le tabous autour de ce genre d’abus sexuel. Des agissements qui constituent des obstacles majeurs au suivi du cursus académique universitaire et qui se répercutent sur tout leur avenir.

Ces atteintes à la pudeur qui ont secoué l'opinion publique se propagent au sein des universités, établissements censées être des espaces où l’on diffuse sciences, connaissances et savoir, culture de l'égalité des sexes et des droits humains, égalité des chances, et non ce genre de violences, discriminations et agissements dégradants, bafouant leur dignité.

La société civile remet encore une fois en question l’efficience de la loi 103-13, relative à la lutte contre la violence faite aux femmes, le seul cadre juridique existant, et qui, jusqu’à présent et malgré ses lacunes, n’a pu « bénéficier » de politiques publiques efficaces et pérennes capables de protéger les femmes.

La FLDDF condamne ces agissements dégradants envers les étudiantes entrant dans le cadre de violences basées sur le genre. Ces abus ont un impact négatif sur leurs conditions socio-économiques, sur leur santé physique et psychologique et constituent l’un des principaux facteurs qui entravent leur voie vers l'autonomisation et la libéralisation.

Pour ce réseau associatif, ces actes s’inscrivent dans le cadre de la traite des êtres humains et en appelle la justice, afin de poursuivre les auteurs de ces crimes sexuels et de garantir les droits des étudiantes victimes des sévices de leurs professeurs. D’autant plus que l’impunité des auteurs devient courante depuis quelques années, faute à la loi 103-13 et ses nombreuses lacunes, surtout à ce niveau. Les autorités concernées font la sourde oreille à l’appel incessant exprimé par la société civile, depuis quelques années, pour une loi-cadre spécifique aux violences à l’encontre des femmes. Et qui assure la protection optimale des victimes, prévention, réparation, punition des auteurs de violence et combat la normalisation sociétale de la violence.






Dimanche 2 Janvier 2022

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